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Caroline Dhavernas: son style, son image

On en apprend davantage sur Caroline Dhavernas à la faveur d’une conversation autour de la mode, du style, de l’image de soi et des petits pots.

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Photo: Maude Chauvin

Comment décrirais-tu ton style ?

Difficile de le cerner, puisqu’il change tout le temps. Je dirais qu’en ce moment c’est un mélange de rétro et de moderne. J’affectionne les articles qui ont une histoire. J’ai un plaisir fou à mettre des fringues de ma mère [NDLR la comédienne Michèle Deslauriers], qu’elle a conservées des années 1970 et 1980. Les t-shirts en coton de cette époque n’ont aucun équivalent aujourd’hui. Mais mon grand malheur, c’est que nous ne chaussions pas la même pointure !

Une trouvaille mode dont tu es fière ?

Un t-shirt vintage parfaitement ajusté, de la tournée 1979 du groupe The Who, un band dont je raffole. J’étais tout excitée de dénicher cette pièce dans une friperie du boulevard Saint-Laurent.

Collabores-tu avec un styliste pour t’habiller ?

Ça m’est arrivé pour des événements professionnels. C’est toujours sympathique de travailler avec une personne qui a une vision objective de soi. Ça pousse la créativité plus loin. De plus, ces spécialistes nous donnent accès à des designers ou à des marques qu’on connaît peu. Mais, la plupart du temps, je me débrouille seule, car j’adore magasiner et j’aime la mode. Je trouve souvent d’avance des robes que je pourrai porter pour une première de film ou un gala.

Ton style a-t-il évolué depuis que tu fais aussi carrière à l’international ?

Habiter New York a été très libérateur. Cette ville est le centre du monde en matière de mode et ce n’est pas étonnant qu’on y célèbre l’expérimentation. On peut y aller à fond sans que les excentricités vestimentaires fassent sourciller. Cet exil m’a aidée à assumer des looks plus originaux.

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Quelle place ont les créations québécoises dans ta garde-robe ?

Acheter local est une façon simple de faire de bons choix de consommation. En mode, j’ai un faible pour UNTTLD, Eve Gravel et Valérie Dumaine. Quand j’ai une soirée mondaine au Québec, c’est tout naturel pour moi de chercher à collaborer avec des designers d’ici.

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Pas donné un sac WANT Les Essentiels, mais c’est un investissement qui durera. 575$

Ta dernière découverte mode québécoise ?

J’adore les boutiques de chaussures L’intervalle. Leur style moderne avec une touche rétro est vraiment dans mes cordes. Je me retiens de ne pas tout acheter ! Récemment, je suis tombée sous le charme de la griffe de maroquinerie Want Les Essentiels. J’avais fait un saut à l’adresse new-yorkaise sans savoir que les fondateurs étaient deux Montréalais. Je l’ai appris de Karine Vanasse, que j’ai vue arborant l’un de leurs magnifiques sacs.

Une femme dont le style t’inspire ?

Frida Kahlo [NDLR peintre mexicaine, 1907-1954] est pour moi une véritable avant-gardiste. Audacieuse et originale, elle s’habillait tantôt de vêtements d’homme tantôt de tenues traditionnelles mexicaines. Elle les personnalisait en mélangeant les couleurs et en les accessoirisant avec des bijoux imposants et des turbans à grosses fleurs. Si, en général, j’aime les lignes épurées en design, je flanche aussi pour les styles ornementés complexes et, en ce sens, sa garde-robe est fascinante.

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À son image

Accepterais-tu de te transformer physiquement pour un rôle ?

S’il en vaut la peine, pourquoi pas ? En 2001, j’ai personnifié la jeune nageuse canadienne Marilyn Bell (Heart : The Marilyn Bell Story). J’ai dû couper mes cheveux très court – je ressemblais à un p’tit gars ! – et mon corps s’est beaucoup musclé, résultat de l’entraînement en natation. Ma limite ? Si on exigeait que je prenne 20 kilos pour incarner un personnage. C’est difficile pour moi d’engraisser. Après plusieurs jours d’un régime à la choucroute et aux saucisses en Allemagne (pendant un tournage), je n’ai même pas gagné deux kilos. J’admire les acteurs qui le font mais, dans mon cas, j’aurais peur des traces que ça pourrait laisser.

Tu as beaucoup auditionné à l’étranger. Le culte du corps et la pression pour être mince, jeune et belle sont-ils les mêmes partout dans l’industrie ?

À Los Angeles, les gens sont obsédés par leur corps. Ils parlent constamment de ce qu’ils mangent, de l’exercice qu’ils font… Je n’ai jamais vécu ça ailleurs. C’est vraiment emmerdant, et je ne veux pas tomber là-dedans. Quant aux auditions, j’ai compris depuis longtemps que je suis soit trop jeune, soit trop vieille, soit trop belle, soit pas assez. En résumé, je serai toujours trop ou pas assez, à moins d’être parfaite pour un rôle. Je n’en fais donc pas une affaire personnelle.

caroline dhavernas couverture châtelaine 2015 519x700Ton point de vue sur les photos retouchées ?

J’ai vu des images de moi trop travaillées de façon numérique et je ne saisis toujours pas en quoi ces changements ont contribué à me rendre plus belle sur papier glacé. On ne me fera pas croire que de ne plus voir le véritable grain de ma peau fait vendre plus de magazines ! En ce sens, ma couverture de magazine préférée à ce jour est celle que j’ai faite pour vous (Châtelaine, août 2015). L’image respecte la texture de mon épiderme et mes rides d’expression, l’esprit est naturel et l’ensemble dégage de la fraîcheur. Ça me ressemble. Par désir d’authenticité, il m’arrive maintenant de demander aux photographes d’y aller mollo avec Photoshop.

Tu as participé à plusieurs séances photo, certaines où on te voit en petite tenue ou même nue (campagne Centraide en 2011). Tu t’es également dévêtue pour des rôles. Comment gères-tu cette exposition de ton intimité ?

Comme comédienne, je me dévoile à plein de niveaux, et la nudité en fait parfois partie. Si c’est fait avec goût, ça ne me dérange pas.

Apercevoir son minois sur des panneaux publicitaires partout dans la ville, ça fait quoi ?

C’est drôle. Mes amies me disent qu’elles me croisent régulièrement… à la pharmacie ! Un jour, je circulais à vélo et l’autobus à côté de moi avait ma photo nue de la campagne Centraide placardée sur son flanc. J’étais si intimidée que je faisais la course avec lui, comme pour me sauver de ma propre image.

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De toute beauté

Tu es l’égérie d’une marque beauté… Te trouves-tu belle ?

C’est une question piège ! Je suis comme tout le monde, ça dépend de mon humeur.

Ton look beauté au quotidien ?

Assez naturel. Toutefois, je suis fana des lèvres colorées. Mon truc pour avoir bonne mine ? Un coup de blush.

caroline dhavernas correcteur teint lise watier 700x628Tes produits de beauté chouchous ?

Je connaissais déjà plusieurs produits de Lise Watier avant d’en être l’égérie. J’aime bien le Portfolio, un boîtier de cinq correcteurs de teint qui se glisse dans le sac à main ou la trousse de voyage (35 $). Je suis accro au rouge à lèvres liquide Baiser Velours, nuance Eternal Kiss, un beau rouge vif dans une formule qui tient super bien (28 $) Je le porte régulièrement.

Une astuce beauté repérée en coulisses ?

À force de me faire maquiller sur les plateaux de tournage, j’ai appris à mettre mon visage en valeur. Tellement que je me débrouille pas mal bien si je n’ai pas de maquilleuse. L’utilisation des points de lumière est probablement la principale chose que j’ai retenue : j’illumine l’arcade sourcilière, le menton et le coin interne de l’œil avec un fard clair.

Qui s’occupe de ta tignasse ?

Pour la couleur, c’est Gabrielle chez Narcisse & Echo, à Montréal. Pour mes coupes, je galère un peu, puisque ce sont souvent les coiffeurs de plateau qui s’en chargent.

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Photo: Bota Bota/Sid Lee

Ton rituel bien-être ?

Un peu de zumba, un peu de yoga… Je l’avoue, je ne m’entraîne pas assez. Le vélo est toutefois mon principal moyen de transport, alors je pédale tout le temps. L’hiver, je fais du ski alpin. Aussi, je me tourne souvent vers la thermothérapie. L’alternance de bains chauds et froids fait le plus grand bien à mon système nerveux. Mon endroit préféré est le spa Bota Bota, dans le Vieux-Montréal. C’est une adresse de qualité, et les bains extérieurs, donnant sur le fleuve et la ville, offrent une vue magnifique.


Pour voir Caroline au petit écran, on ne rate pas Mary Kills People, une télésérie de six épisodes diffusée le mercredi soir à 21 h sur Global – à compter du 25 janvier.

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