La chorégraphe Lara Kramer: savoir d’où l’on vient

Pour ne pas que meure la mémoire d’un peuple…

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Photo: Stephan Petersen

La chorégraphe et artiste multidisciplinaire d’origine oji-crie (ojibwée et crie), établie à Montréal, continue de (re)construire son identité à travers une nouvelle installation-performance : Phantom Stills & Vibrations, cartographie d’un retour initiatique au pensionnat qui a vu passer trois générations de sa famille. « Je fais partie de la première qu’on n’a pas mise de force dans ces écoles, qui avaient pour but d’anéantir l’Indien dans chaque pensionnaire. Le moteur de ma création, c’est de faire connaître à mes enfants leur histoire et l’héritage qu’ils portent en eux. En visitant les lieux de mes ancêtres, je voulais voir comment je ressentirais leur mémoire, leur territoire et leur passé, comment tout ça s’inscrirait en moi. Je cherche à trouver du sens pour mieux avancer. » En collaboration avec le Festival TransAmériques, du 10 mai au 10 juin, à la galerie du MAI (Montréal, arts interculturels).

m-a-i.qc.ca

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