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Les plus célèbres controverses des Oscar: partie 2

Le 26 février, lors de la 89e cérémonie des Oscar, certaines stars profiteront sans doute de cette formidable tribune pour se prononcer sur les décisions du nouveau président américain, Donald Trump. Elles ne seront pas les premières à créer la polémique. Tour d’horizon des controverses qui ont jalonné son histoire depuis 1929.

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Donner une voix aux Indiens

Afin de protester contre le sort réservé aux Indiens, Marlon Brando, qui doit recevoir l’Oscar du meilleur acteur en 1973, envoie une jeune militante apache refuser le prix en son nom. Sacheen Littlefeather monte alors sur scène en tenue traditionnelle devant un Roger Moore et une Liv Ullman médusés :

« Je représente Marlon Brando ce soir et il m’a demandé de vous informer… qu’il regrette, mais qu’il ne peut accepter ce prix très généreux. Les raisons de ce refus sont le traitement des Indiens d’Amérique par l’industrie cinématographique. »

Le comédien, qui venait de faire un retour triomphal dans Le parrain — Don Corleone, c’est lui —, est devenu par ce geste la cible de nombreuses critiques du milieu du cinéma. À compter de cette année-là, il a été interdit d’envoyer quelqu’un chercher un prix à sa place.

 

 

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Défendre la cause des Palestiniens

L’actrice Vanessa Redgrave est une femme engagée. En 1977, elle apparaît dans le documentaire The Palestinian (Roy Battersby), qu’elle a également produit. Elle est par ailleurs connue pour son militantisme d’extrême gauche – dans les années 1970, elle a entre autres contribué avec son frère au financement d’un parti trotskiste. En 1978, elle obtient l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation d’une militante antinazie dans le film Julia (Fred Zinnemann).

Lorsqu’elle reçoit le prix des mains d’un tout jeune John Travolta, son discours est à la hauteur de son engagement. Elle dénonce « l’intimidation et les menaces d’un petit groupe de truands sionistes, dont le comportement est une insulte aux Juifs du monde entier et à leurs grands et héroïques combats contre le fascisme et l’oppression ». Au même moment, des militants de la Ligue de défense juive brûlent des photos d’elle devant le théâtre où a lieu la cérémonie.

 

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Diriger les projecteurs sur Haïti et le Tibet

En 1993, deux causes sont portées sur le devant de la scène au Dorothy Chandler Pavilion. Alors qu’ils présentent les artisans sélectionnés pour le prix du meilleur montage, les acteurs Susan Sarandon et Tim Robbins profitent du feu des projecteurs pour parler du sort de quelque 260 Haïtiens détenus à la prison de Guantanamo, à Cuba. « Avoir le sida n’est pas un crime », dit Susan Sarandon, qui réclame leur libération et leur accueil aux États-Unis.

Le même soir, Richard Gere s’adresse au président chinois pour lui demander de réfléchir aux droits de la personne, tant en Chine qu’au Tibet. L’acteur demande également à la puissance chinoise de retirer ses troupes du pays et de laisser les Tibétains vivre en paix.

 

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Dénoncer la guerre en Irak

En 2003, la cérémonie des Oscar opte pour la sobriété. Les vedettes ne foulent pas le célèbre tapis rouge et, à la place de paillettes et de diamants, on demande aux invités de porter du noir. On voit même certaines célébrités arborer des signes pacifistes. C’est que l’intervention militaire en Irak a débuté quelques jours plus tôt. Les discours sont restreints à 45 secondes et plusieurs stars prennent la parole pour dénoncer cette « invasion » qu’ils jugent injustifiée.

Michael Moore remporte le prix du meilleur documentaire pour Bowling for Columbine (brûlot contre les armes à feu) et ne rate pas l’occasion de critiquer les décisions de George W. Bush. Pendant qu’à l’extérieur du théâtre, opposants et partisans de la guerre en Irak s’affrontent, Michael Moore accuse le président de mener une « guerre fictive ». Les encouragements se mêlent aux huées alors que l’on presse le réalisateur de quitter la scène.

Lors de la même soirée, la foule ovationne debout Roman Polanski (absent de la cérémonie car toujours poursuivi par la justice américaine pour le viol présumé d’une mineure en 1977), récompensé pour Le pianiste. Adrien Brody, star du film et gagnant du prix du meilleur acteur, cause la surprise dans l’auditoire et chez Halle Berry, chargée de lui remettre la statuette dorée, en lui collant un baiser aussi impétueux qu’imprévu.

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