Chadi Ghafari

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34 ans, chargée de projet. Célibataire.
Rhinoplastie.

« Je trouvais mon nez affreux, raconte Chadi. Il était long, bossu et se terminait par un gros bout charnu. » Un nez hérité de son père. « Sur lui, il était parfait. Mais sur moi, c’était horrible », dit cette fille d’origine iranienne qui vit au Québec depuis quatre ans. Malgré tout, elle craignait de passer sous le bistouri. « J’avais trop peur pour tenter quoi que ce soit. Peur de mourir sur la table d’opération. Vous voyez le genre? » Alors, comment en est-elle arrivée à accepter la rhinoplastie? « En Iran, toutes les femmes portent un foulard et sont habillées de la tête aux pieds. On ne voit que leur visage, qu’elles veulent le plus parfait possible. » Alors elles subissent des interventions esthétiques, surtout au nez. Chadi l’a fait, elle aussi, lors d’un voyage dans son pays natal. « C’est ma tante qui a trouvé le chirurgien. Je me sentais en sécurité : je savais que mes parents s’occuperaient de moi durant ma convalescence. » Au réveil, elle voit dans le miroir ce qui lui apparaît comme un désastre. « Mon nez était trop retroussé… On aurait dit un nez de cochon! » Mais au bout de trois semaines, elle s’est mise à aimer ce nez délicat, qui lui sied fort bien, d’ailleurs. « J’ai plus confiance en moi, surtout avec les hommes. Je suis même devenue un peu flirt! » Seul bémol : sa voie nasale gauche est un petit peu trop étroite. « Je respire mieux lorsque je suis couchée sur le côté droit. » Lui manque-t-il parfois, le nez de ce père qui vit à l’autre bout du monde? « Mon Dieu, non, dit-elle. J’ai déjà ses yeux et son caractère. Cela suffit! »

Nous remercions de leur collaboration : Médime, Institut de médecine esthétique, (medime.com), Dr Guy Sylvestre, clinique de dermatologie de Montréal (dermatomontreal.com), Médecine esthétique Dr Yves Hébert (dryveshebert.ca), Dr Nabil Fanous (dr-nfanous.com).

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