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Cuisine 101

Mieux gérer son garde-manger

Publié dans Châtelaine.com en mars 2009 | © Les Éditions Rogers ltée
 
De la liste d’épicerie à la congélation des aliments, on évite le gaspillage.
 

Avant de faire ses courses…

Dresser un budget. Avant de faire ses courses, on détermine la somme dont on dispose en se montrant réaliste. Au Dispensaire diététique de Montréal, on évalue trois fois par année le prix d’un panier d’épicerie – l’enquête est menée à Verdun, sur l’île de Montréal, où les prix demandés correspondent à la moyenne québécoise. En janvier, l’enquête révélait qu’une personne vivant dans une famille de quatre devait payer au moins 6,91 $ par jour pour se nourrir en respectant le Guide alimentaire canadien alors qu’une personne vivant seule devait payer 8,29 $ par jour. On devrait donc prévoir au moins cette somme pour son épicerie hebdomadaire.

Planifier ses achats. Le conseil peut paraître simpliste, mais pour éviter de dépenser outre mesure, il vaut mieux établir une liste. « Faites le tour de votre garde-manger afin de afin de déterminer les articles dont vous avez besoin », dit Dominique Gervais, conseillère budgétaire à Option consommateurs. Agir ainsi nous évitera aussi d’avoir à effectuer d’autres achats durant la semaine, ce qui pourrait nous amener à dépasser notre budget – ce faisant, on risque de payer plus cher (en allant au dépanneur, par exemple) ou de se laisser tenter par autre chose.

Consulter les circulaires. Certains soldes sont avantageux. Pourquoi ne pas en profiter ? Cela dit, les produits annoncés dans les circulaires ne sont pas toujours au rabais. « Pour discerner ce qui est en solde et ce qui ne l’est pas, il faut connaître le prix régulier », dit Dominique Gervais. Ce qui est généralement le cas pour les produits qu’on achète couramment. On doit aussi savoir que le fait de se rendre dans plusieurs épiceries pour profiter des rabais ne vaut pas toujours la peine. « Les rabais son cycliques, ajoute Mme Gervais. Ce qui est en solde dans un autre supermarché cette semaine le sera probablement dans votre supermarché la semaine prochaine. »

Visiter les magasins entrepôts. Si on a le budget et l’espace nécessaires, il peut être intéressant de se rendre dans un magasin entrepôt afin d’acheter des aliments en grande quantité. On opte pour cette solution ? On prend la peine de vérifier si les prix sont intéressants en les comparant à ceux des circulaires. 

Fréquenter les marchés publics. Les légumes frais vendus dans notre supermarché nous semblent chers ? Fréquenter les marchés publics nous permettra sans doute de faire des économies. En octobre 2006, l’équipe de l’émission J.E. a noté les prix demandés pour des fruits et légumes dans des supermarchés et des fruiteries et les a comparés aux prix demandés au marché Jean-Talon, à Montréal. Résultat : les fruits et les légumes étaient 48 % plus chers au supermarché et 17 % plus chers dans les fruiteries.

Acheter directement du producteur. Faire affaire directement avec les producteurs est un autre moyen d’obtenir des prix intéressants pour les fruits, les légumes et la viande (qui se vend alors en quartiers). Peur de devoir acheter les aliments en trop grande quantité et de les perdre ? Suzanne Lepage, diététiste au Dispensaire diététique de Montréal, suggère d’effectuer ces achats en groupe ou d’en congeler une partie. Attention, cependant : si on opte pour la congélation, tout devra être consommé dans les six mois.

Prévoir ses menus pour la semaine. Pour ne rien perdre, pourquoi ne pas planifier les menus de la semaine ? Il suffit de jeter un coup d’œil à nos recettes préférées et d’ajuster notre liste d’emplettes en conséquence. Cette opération demande un peu plus d’efforts, certes. Mais en agissant de la sorte, on s’assure d’avoir tout sous la main pour réaliser de bons petits plats et d’utiliser tout ce qu’on achète. Par ailleurs, si on aperçoit des rabais intéressants, peut-être vaudra-t-il la peine de faire sa recette préférée en double et de congeler le surplus en portions individuelles ? On aura ainsi quelque chose à se mettre sous la dent pour les soirs où on n’a pas la tête à cuisiner ou pas le temps de préparer les lunchs.

Manger. « On achète une plus grande quantité d’aliments quand on a faim », dit Mme Gervais. Et c’est encore plus vrai lorsqu’on sent l’odeur des aliments, comme celle du pain frais. « Les commerçants le savent, poursuit-elle. Pour eux, l’odeur des aliments est un excellent outil de marketing. » En mangeant avant de partir de la maison, on risque moins de céder aux tentations.


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