Calebasses, citrouilles et cie
Premier arrêt : une ancienne ferme laitière que Pascale Coutu et son conjoint, Pierre Tremblay, ont reconvertie. Leur Courgerie abrite maintenant l’une des plus importantes productions de courges au Canada. « Nous avons d’abord planté des citrouilles parce qu’une analyse des sols a révélé que c’est ce qui convient ici. Mais le 11 septembre nous a fait adopter la courge à une échelle plus large », raconte Pascale. Les frontières étant fermées à la suite des événements que l’on connaît, l’exportatrice a dû stocker dans sa cour 40 000 citrouilles qu’elle ne pouvait livrer aux États-Unis.
« Les gens passaient chez nous voir cette marée orange, ils prenaient des photos... L’idée d’associer la ferme à l’agrotourisme est venue de là. » Aujourd’hui, chaque saison, 20 000 personnes se présentent à La Courgerie pour se familiariser avec la citrouille et les 250 autres variétés de courges qu’on y cultive. Des potirons géants de 20 kilos jusqu’aux pâtissons miniatures qui tiennent dans le creux de la main, la courge attire ici les visiteurs intéressés à en faire eux-mêmes la cueillette. Elle fait l’objet de conférences et d’ateliers et sert même de prétexte en automne à un concours d’épouvantails très couru.
La Courgerie compte aussi une boutique, où l’on trouve des recueils de recettes, des confitures et des marinades renfermant de délicieuses raretés qui n’ont rien à envier aux meilleurs antipasti méditerranéens.
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