Mousseux festifs pour les fêtes

Des bulles belles, bonnes, pas chères.

Rémy Charest 0

Le Cava qui monte
On a longtemps considéré ici le Cava espagnol comme un mousseux simple, sympathique, mais sans grande envergure. Or, cette bulle catalane a beaucoup de potentiel, comme le démontrent bien les Cavas de la maison Parés Baltà. Dotés d’une fraîcheur et d’une vivacité peu communes dans les mousseux espagnols de cette gamme, ils sont faits à partir de cépages traditionnels de l’appellation (58 % parellada, 25 % macabeo et 17 % xarel.lo). Ils offrent de surcroît de belles notes florales et de fruits blancs. Une cuvée Réserve, au double du prix, est également offerte – et épatante.

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Parés Baltà Brut Cava mousseux, code SAQ : 10896365, 15,65 $

 

Le plaisir du Prosecco
Venu du nord de l’Italie, le Prosecco est un mousseux de plus en plus populaire, à l’échelle mondiale. Normal, puisque ce vin fait d’un cépage appelé aussi prosecco, avec d’autres raisins blancs comme le pinot blanc ou le verdiso, est à la fois rafraîchissant et joliment fruité, le tout à un prix très raisonnable. Tirée d’un vignoble bien pentu appartenant à la famille Bisol, cette cuvée Crede est vraiment exemplaire, avec des saveurs très pures de fruits blancs et des notes minérales fort agréables. On la trouve également en magnum, un format qui confère un véritable air de fête à une soirée.

Crede Bisol Prosecco di Conegliano Valdobbiadene 2010, code SAQ : 10839168, 19,75 $ (41,50 $ en magnum – 11549349)

 
Le bonheur est dans la Loire
Après la Champagne, la Loire est la plus intéressante des régions productrices de mousseux en France, particulièrement grâce à ses cuvées faites de chenin blanc, un cépage qui offre à la fois une acidité vivifiante et une rondeur élégante – une combinaison gagnante pour les mousseux. Le légendaire Domaine Huet en offre une version exemplaire avec son Vouvray mousseux bien sec, aux notes minérales et au fruité vif, tiré de vignobles travaillés soigneusement en biodynamie. Il sera plus difficile à trouver que le Château Moncontour, un très fiable Vouvray mousseux connu au Québec depuis de nombreuses années, mais il vaut l’effort.

Domaine Huet brut Vouvray mousseux, code SAQ : 11537022, 26,95 $

 

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Richesse californienne
Le temps des Fêtes, c’est le moment de se faire plaisir, voire d’être un peu décadent – une veille de jour de l’An, par exemple. La cuvée Riche de Chandon, pendant californien de Moët et Chandon, a un côté opulent, qui lui est conféré par l’utilisation d’une part de muscat dans l’assemblage. Aromatique et exubérant, ce cépage apporte un côté envoûtant au vin, qui garde un bon équilibre en se montrant parfumé, mais pas trop… riche. Avec du foie gras, du saumon fumé ou des fromages.

Chandon Riche Californie mousseux, code SAQ : 11473428, 24,25 $

 

La douceur du muscat
Pour aller avec les beignes, gâteaux aux fruits et autres desserts du temps des Fêtes, le côté doux et l’alcool léger des Moscatos d’Asti est un accord imparable. Avec un taux d’alcool tournant autour de 5 % et des arômes de muscat exubérants portant sur la pêche et les fleurs, fruité, mais sans lourdeur grâce à son côté pétillant, il conclut délicieusement un repas convivial. Plusieurs excellents vins de ce genre sont offerts régulièrement à la SAQ, comme cette cuvée de la réputée maison piémontaise La Spinetta.

Bricco Quaglia La Spinetta Moscato d’Asti 2010, code SAQ : 10543746, 20,50 $

 
Le cidre : raffinement insoupçonné
C’est grâce à la chair rouge de la pomme Geneva, une variété ancestrale bien implantée dans ses vergers, que l’excellent cidriculteur Michel Jodoin réussit à créer ce cidre rosé mousseux d’une finesse qu’on n’attribuerait probablement pas, a priori, à un cidre. Vinifié en suivant la méthode champenoise, il est vieilli 15 mois sur lies, ce qui lui donne de la dimension et de la complexité. Un produit original, bien de chez nous, qui n’a rien à envier à bien des mousseux de raisins.

Michel Jodoin cidre léger rosé mousseux 2009, code SAQ : 00733394, 18,95 $

 

Après les Fêtes, encore du mousseux?
Si vous regardez les prix des bouteilles ci-dessus, vous constaterez qu’elles ne sont pas nécessairement plus chères que des vins de table, qui donneront un plaisir équivalent. Une façon de dire que, sans rien enlever au côté festif de ces cuvées qui moussent, on n’est pas obligé d’attendre Noël pour en déguster. Le sushi du vendredi soir fera merveille avec un Vouvray bien frais ou un Prosecco élégant. Boire plus de mousseux : voilà le genre de résolution du Nouvel An qu’on devrait bien parvenir à tenir, avec un peu de volonté…

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