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La mode solidaire contre Trump

Les semaines de mode se sont déroulées dans un climat politique et social tendu. Les créateurs, les journalistes, les mannequins et les joueurs clés de l’industrie se sont alliés pour protester contre les messages racistes, misogynes et haineux envoyés par le gouvernement Trump. Retour sur leurs actions pacifiques aux portées revendicatrices.

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Le bandana blanc

C’est Imrad Amed, fondateur du très influent site Business of Fashion (BoF), qui a lancé le mouvement #TiedTogether. Quelques jours avant le début des défilés américains, il a invité l’industrie de la mode à porter un bandana blanc en signe de protestation contre le muslim ban (le décret migratoire du président Trump qui interdit l’accès aux États-Unis aux ressortissants de certains pays musulmans). À l’instar du drapeau blanc, symbole international de paix et de trêve, le petit carré de coton aux fleurs noires est devenu un emblème de tolérance et d’unité. Au défilé Tommy Hilfiger, les mannequins ont noué le bandana autour de leur poignet. Chez Calvin Klein, les cartons d’invitation ont été livrés avec le foulard. Les influenceuses ont emboîté le pas et le modeste bandana s’est retrouvé l’accessoire politique numéro un sur les passerelles et dans la rue.

Le bonnet rose

On n’oubliera pas de sitôt la marche des femmes à Washington et le fameux bonnet rose aux oreilles de chat (le pussy hat), porté par les manifestantes pour dénoncer les propos sexistes de Donald Trump. À Milan, lors de la finale du défilé Missoni, les 40 mannequins étaient coiffées d’une version griffée du chapeau en tricot. Chaque invité dans la salle avait aussi reçu le bonnet, qui a vite été consacré accessoire-vedette sur les réseaux sociaux.

Les t-shirts engagés

Il n’y a rien comme un t-shirt pour afficher ses convictions haut et fort. Depuis quelques mois, les influenceuses proclament We should all be feminists (« Nous devrions tous être féministes »), un extrait du discours de Chimamanda Ngozi Adichie repris par la maison Dior sur ce qui est devenu une pièce-culte. Cette saison, les déclarations militantes se sont multipliées sur les passerelles, notamment chez le créateur Prabal Gurung : The future is female (« Le futur est féminin »), Revolution has no borders (« La révolution n’a pas de frontières »), I am an immigrant (« Je suis un immigrant ») ou I am Malala (« Je suis Malala »), en référence à la militante pakistanaise des droits des femmes. La griffe Zadig & Voltaire nous rassure avec Girls can do anything (« Les filles peuvent tout faire ») et Creatures of Comfort en rajoute avec We are all human beings (« Nous sommes tous des êtres humains »). Tiens-toi, Trump !

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