Les robes tendance pour toutes les occasions

Les robes jouent un rôle de premier plan dans nos vies, surtout l’été. Elles se portent partout, sur la plage, au jardin, sur les terrasses et en ville…

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Combien de robes iconiques ont frappé notre imaginaire! Celle qui restera sans doute gravée à jamais dans la mémoire pour sa simplicité désarmante: le fourreau noir minimaliste d’Audrey Hepburn dans Diamants sur canapé. Dans un autre registre, comment oublier la sulfureuse robe blanche de Sharon Stone dans Basic Instinct… ou la maxi verte décolletée jusqu’à amen de Jennifer Lopez aux Grammys de l’an 2000. Le gracieux modèle cache-cœur bleu saphir porté par Kate Middleton à ses fiançailles a été copié des millions de fois. On ne vit peut-être pas dans des châteaux ou sur des plateaux de tournage, n’empêche qu’on raffole des robes et qu’on va se gâter cet été. En valeurs sûres et en coups de cœur!

Je suis invitée à un mariage... Quelle robe puis-je porter?

La saison des mariages bat son plein, les invitations se multiplient. On a l’impression de marcher sur des œufs quand vient le moment de choisir une robe. Petit code non exhaustif pour éviter les faux pas...
Vérifier les consignes vestimentaires. Elles sont en général précisées sur le faire-part. Les futurs époux ont choisi un thème vintage, psychédélique ou château de Versailles? On se prête au jeu en respectant les directives.
Le site de la cérémonie guide le style de tenue. Dans un lieu de culte, on préfère une robe classique qui couvre les épaules, alors qu’à l’hôtel de ville, on peut se permettre des coupes plus contemporaines.
Penser en fonction du lieu de la réception. Selon Vânia Aguiar, un cocktail dans un loft urbain est un cadre parfait pour tenter un modèle à manches asymétriques, alors que la robe maxi en mousseline fleurie ne peut être plus en harmonie que dans un chapiteau dressé au bord d’un lac.
Éviter le blanc et ses déclinaisons. Par contre, le noir est accepté... mais le marine est tout aussi chic et plus frais.
Fuir ces incongrus: les imprimés camouflage ou léopard, le décolleté vertigineux, les coupes écourtichées, les bretelles spaghettis qui tombent tout le temps et les fesses visibles à travers la dentelle (à laisser à Kim Kardashian et Beyoncé).

Un numéro rétro signé Fendi pour la blogueuse Annabelle Fleur. Photo: Instagram @vivaluxuryblog

La plus flatteuse

Les nombreuses fans de Mad Men ont apprécié le stylisme ultraléché de la costumière Janie Bryant, qui nous a éblouies avec des robes magnifiques, appuyées à la taille puis s’élargissant en corolle jusqu’au genou. La coupe cintrée et évasée (fit and flare), signature des années 1950, a dessiné une des silhouettes les plus élégantes de l’histoire. Aujourd’hui, on ne l’enfile plus pour accueillir son bien-aimé, un martini à la main, après sa journée de travail (on aimerait dire que c’est une blague… mais non, c’était de mise à l’époque!). On la porte à toute heure en assumant sa totale féminité avec des escarpins, ou en cassant le moule avec des mules plates ou même des tennis blanches. Ce style emballe Castle Ho, fondatrice et copropriétaire de la Boutique 1861, à Montréal. Un détail de coupe important pour l’été? «L’asymétrie. Des manches légèrement différentes ou encore l’ourlet en biais sur les jambes. Par contre, les robes plus courtes devant que derrière (high low), c’est vraiment dépassé.»

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La maxi polyvalente

Un look de déesse grecque en ville. Photo: Imaxtree

Les adeptes de l’ultralong connaissent bien l’ivresse quasi nirvanesque que procure une robe (ou une jupe) qui chatouille les pieds… un curieux mélange de liberté et de légèreté, malgré ces longs métrages de tissu! Pensons aux années hippies, symboles d’émancipations de toutes sortes, alors que les femmes-fleurs avaient adopté au quotidien les robes longues et vaporeuses en mousseline indienne. Le maxi est ensuite retourné à son service nocturne, jusqu’à ce que certaines influenceuses de la côte californienne se mettent à commander leur latté matinal au Starbucks, vêtues de tuniques et de robes débardeurs rase-bitume. La robe longue est souvent assimilée aux vacances et aux occasions spéciales, comme un mariage, mais elle s’intègre très bien à la vie urbaine. En la combinant à un petit perfecto pastel ou à une veste masculine deux tailles trop grande, on amortit le trop-plein de chic qu’elle pourrait dégager. «La maxi sans manches peut être agencée de mille et une façons avec une veste, un sweatshirt, un chemisier déboutonné, un pull ample…», ajoute Océane Stanislas, acheteuse des collections femmes chez Simons. La star du street style Veronika Heilbrunner ne chausse que des Converse et des bottillons militaires pour rendre accessibles ses tenues maxi. Plus festifs, les modèles bohémiens en chiffon vaporeux fleuri, déclinés en cascades de volants, ont encore la cote cet été. Ils sont magnifiques avec des sandales haut perchées en cuir métallisé (très à-propos pour des noces champêtres ou une garden-party stylée) ou des mules plates. Un sac à longue bandoulière est un bon choix d’accessoire, tout comme un simple cabas.

La nuisette au quotidien avec un blouson en denim. Photo: Imaxtree

L’iconique

Les créateurs empruntent beaucoup aux décennies passées. La robe nuisette des années 1990 a frappé leur imaginaire (il faut dire que les méga top-modèles de l’époque, Cindy Crawford, Naomi Campbell et Kate Moss, ont contribué à l’élever au rang de culte!). Le modèle jupon à fines bretelles a fait un retour remarqué sur les passerelles cette année (chez Alexander Wang, Coach 1941, Burberry Prorsum et Zadig & Voltaire, notamment) et se retrouve dans les vestiaires branchés. Évidemment, il faut un certain cran pour aller acheter un litre de lait au dépanneur en nuisette satinée rehaussée de dentelle, mais des versions en jersey de coton, ou tout simplement imprimées, ressemblent en tout point à une robe soleil. On peut avoir recours à l’éternel sauveur des situations délicates (oui, toi, le blouson de denim!) ou à un t-shirt qu’on enfile dessous. Une autre idée de stylisme vue sur les passerelles: superposer une nuisette diaphane à une robe opaque. Audacieux, sans troubler l’ordre public!

Petite robe charmante sous le chaud soleil de Provence. Photo: Instagram @adenorah

La passe-partout

Combien de fois s’est-elle réinventée, la robe-chemisier, au fil des multiples retours en grâce de la tendance safari! Ces dernières saisons, elle est entrée dans la clique des basiques branchés, aux côtés des maxi-chemises. Les fashionistas ascètes adorent les modèles amples, lisses et minimalistes qui affichent un air vraiment cool tant sur les terrasses que dans l’espace partagé du bureau. Qui a dit déjà que la robe-chemisier était trop pincée? Les versions moelleuses en soie ou en peau de pêche, ceinturées nonchalamment à la taille, peuvent être sexy en diable… pensons à Carine Roitfeld, directrice du magazine CR Fashion Book, la soixantaine insouciante, qui déboutonne ses robes juste assez sur son décolleté et ses fines jambes. Mais laissons Yves Saint Laurent conclure avec sagesse : «Au fil des années, j’ai appris que ce qui est important dans une robe, c’est la femme qui la porte.»

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La photographe et blogueuse Tamu McPherson, éblouissante en vert émeraude. Photo: Imaxtree

La «pas seulement noire»

La PRN (petite robe noire) est comme l’eau et l’oxygène d’une garde-robe: d’une importance capitale. Elle semble détenir le secret de l’éternelle jeunesse, les rides n’ont pas d’emprise sur elle. Elle peut être d’un chic austère, ou prendre un angle contemporain en jouant l’asymétrie d’une manche. Son élégance devient presque décadente quand elle se pare de volants. La question: est-elle la bienvenue à un mariage? Oui, à condition de ne pas en faire trop (les décolletés exagérés, ourlets écourtichés, dos dénudés, modèles seconde peau, c’est non). Julie Pesant, fondatrice des boutiques Éditions de robes, est fan. «La PRN est un classique indétrônable chez Éditions de robes. Pour la moderniser, je la porterais avec des baskets pastel ou des chaussures pointues à petit talon», avance-t-elle.

La PRN n’a plus le monopole du monochrome et se mesure à de nombreuses rivales. Elle perd son «N» pour se prêter à toutes les teintes. Porter de la couleur vive de la tête aux pieds est devenu un TOC chez les influenceuses. Et si ces filles ont été capables de se déprogrammer du noir, pourquoi pas nous! Océane Stanislas invite à oser la couleur. Un de ses modèles de prédilection est la robe Angelo, du duo canadien Greta Constantine. Un concentré de glamour 1950 en rose Barbie! Cet été, on a l’occasion de montrer nos talents de coloriste en testant des combinaisons de teintes. Une robe jaune avec des sandales magenta engrangera de nombreux likes sur Instagram. C’est vraiment trop pour la rétine? La chaussure blanche est redevenue une pièce de convoitise après une longue période
de dormance.

Coucou les années 70! Photo: Imaxtree

La longueur à découvrir

Entre le genou et le mi-mollet, nos ourlets balancent. La planète mode n’en a que pour ces robes «longuettes» remises sur la scène par Alessandro Michele, l’iconoclaste directeur artistique de Gucci, qui adore réactualiser les garde-robes branchées avec du rétro des années 1970. Selon Julie Pesant, cette longueur est beaucoup plus flatteuse qu’on ne le pense, parce qu’elle étire visuellement les jambes. Les modèles adulés évoquent l’esthétisme « BCBG-esque » de la décennie, imprimés bigarrés inclus. Les puristes aiment accessoiriser ce style avec des flâneurs à talon haut (les fameux Peyton, de Gucci) ou des sandales à talon échasse et brides fines. Évidemment, on peut passer outre aux motifs étourdissants en leur préférant une couleur unie. Et pour calmer la référence seventies, on enfile un blouson de jean ou on chausse des baskets à semelle épaisse.

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Détails dominants

Quelques tendances pour taper dans le mille de l’été 2018.
Petits pois et grandes pastilles Ludiques comme des poignées de confettis. Indissociables des années 1950 frivoles. «Les pois sont rois!» s’exclame Vânia Aguiar, éditrice de Vânia Le Blogue! Elle en a fait provision dans sa garde-robe estivale.
Rayures Les influenceuses raffolent des verticales larges et des arcs-en-ciel. Dans la talle classique, le duo bleu chambray et blanc remporte la palme.
Fleurs Certaines variétés sont plus prisées que d’autres: les petites corolles sur fond sombre et les ramages vintage, comme ceux qu’on trouve sur les tasses de thé anciennes.
Volants À l’épaule ou au bas de la robe, «pas les deux, ça alourdirait la silhouette», prévient Castle Ho.

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