Mode écolo: sauver la planète, un vêtement à la fois

L’industrie de la mode génère plus de gaz à effet de serre que… les vols d’avions internationaux! Dans le but d’être plus vertes, de grandes marques se lancent dans la confection de vêtements à partir de matériaux écologiques. Des entreprises québécoises travaillent aussi d’arrache-pied pour proposer des collections éthiques produites dans des conditions de travail respectueuses. En voici quelques-unes.

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À gauche: Robe, Meemoza, 149 $ / Photo: Sarah-Emilie St-Gelais
À droite: Robe, Meemoza, 159 $

Meemoza

Créée en 2011 par Emilie Rioux, la marque Meemoza propose une mode d’inspiration vintage fabriquée à partir de coton biologique et de Lyocell — une fibre artificielle produite à partir de pulpe de bois qui provient de plantations d’arbres certifiées durables. Des matériaux naturels comme le lin et la laine sont également utilisés. «J’achète au moins 70 % de la matière première ici. Tous mes tricots sont fabriqués au Québec de façon écoresponsable», précise-t-elle.

meemoza.ca

 

À gauche: Pantalon, Frank and Oak, 89,50 $
À droite: Veste, Frank and Oak, 149 $

Frank and Oak

«Des vêtements écologiques, mais pas au détriment du style», déclare Ethan Song, le cofondateur de la griffe montréalaise. Il y a deux ans, l’entreprise a décidé d’amorcer un virage vert en lançant une collection capsule, dans l’optique d’atteindre un jour une production entièrement écoresponsable. En plus d’utiliser du coton bio, du Lyocell et du polyester recyclé, l’enseigne a opté pour un denim écolo produit à Dubaï, dont la fabrication particulière permet d’économiser jusqu’à 95 % d’eau. La production est répartie entre le Canada et divers pays, en raison du manque de main-d’œuvre et de moyen locaux.

frankandoak.com

                                            

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À gauche: Sac à main, Harricana par Mariouche, 349 $
À droite: Tuque, Harricana par Mariouche, 109 $

Harricana par Mariouche

Récupérer la fourrure, tel est le mandat de la designer Mariouche Gagné depuis 25 ans. Harricana par Mariouche recycle plusieurs centaines de manteaux de fourrure par année, la plupart se transformant en accessoires de toute sorte: tuques, foulards, pantoufles, sacs à main et gants. «En échange de fourrure, nous remettons des chèques-cadeaux aux donateurs. Nous écumons aussi les centres de tri, soit tout ce que l’Armée du Salut et le Village des valeurs n’ont pas vendu». L’entreprise offre également un service de retouche sur-mesure pour celles qui désirent faire actualiser le look de leurs vieux manteaux.

harricana.qc.ca

 

 

À gauche: Robe, Station Service, 80 $ (prix de location)
À droite: Robe, Station Service, 60 $ (prix de location)

Station Service

Acheter un vêtement pour une occasion spéciale puis le laisser dormir dans sa garde-robe… Une mauvaise habitude que veut combattre Raphaëlle Bonin, qui cherche à réduire nos empreintes sur l’environnement. On va à sa boutique montréalaise pour louer des vêtements haut de gamme, fabriqués à Montréal. Qui sont livrés à vélo ou en voiture électrique! Les produits et les méthodes utilisés pour nettoyer les pièces portées sont écologiques. L’entrepreneure précise que si la plupart des matières sont importées, c’est en raison de leur coût élevé et de leur rareté au Québec – en s’assurant que les étoffes sont créées dans de bonnes conditions de travail. On peut aussi acheter chez Station Service. À celles qui jugent les prix élevés, Raphaëlle répond «qu’un vêtement peut valoir 200 $ parce qu’il n’y a aucun enfant à l’autre bout du monde qui l’a fabriqué pour 25 cents».

stationservice.co

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À gauche: Sac à dos, Jeane & Jax, 85 $

À droite: Sac à main, Jeane & Jax, 110 $

Jeane & Jax

Depuis 2014, Silvia Jeane Gallo fabrique des sacs à main véganes, c’est-à-dire sans produits animaliers. Alors que le polychlorure de vinyle (PVC), un composé chimique du plastique très polluant, est souvent utilisé dans la fabrication du similicuir, l’entrepreneure opte pour la plus haute qualité de polyuréthane (PU), beaucoup moins nocif pour l’environnement. Elle se rend en Chine deux à quatre fois par année pour trouver les matériaux, approuver la préproduction et assurer le contrôle de la qualité. «Quand j’y vais, je vois que les employés aiment ce qu’ils font.» Une firme-conseil vérifie régulièrement pour elle les conditions de travail en Orient.

jeaneandjax.com

 

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