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Opération coup d’éclat

Publié dans Châtelaine.com en septembre 2006 | © Les Éditions Rogers ltée
 
Si l’on en croit les nouveaux produits de blanchiment des dents, la fin des dents jaunes est arrivée. Ces traitement sont-ils risqués et fonctionnent-ils vraiment ?
 

Des pinceaux aux bandelettes en passant par le dentifrice, nous avons maintenant l’embarras du choix en matière de traitement de blanchiment des dents. Alors qu’avant, il fallait passer la nuit avec une gouttière dans la bouche, aujourd’hui beaucoup d’entreprises se vantent de blanchir nos dents en seulement une semaine ou deux à raison de 30 minutes par jour. Les nouveaux traitements sont-ils vraiment efficaces ? L’équipe de Châtelaine a testé huit produits pour vous guider dans votre choix.

Pour maximiser les résultats, il est préférable de faire le traitement de blanchiment des dents après une visite chez le dentiste, donc environ une fois par année. Mieux vaut avoir eu un bon nettoyage et un détartrage avant de se lancer dans l’aventure. La dent doit être lisse. Comme la couleur des dents varie d’une personne à une autre, il est pratiquement impossible de prévoir ou de garantir le résultat final.

La différence entre le traitement chez le dentiste et celui en pharmacie n’est pas le produit utilisé, mais plutôt la variation de la concentration de l’ingrédient blanchisseur. La docteure Chantal Lamothe, dentiste à la clinique Chantal Lamothe à Brossard, explique : « L’agent actif utilisé dans presque tous les traitements de blanchiment des dents est le peroxyde de carbamine. Cet ingrédient, en vente libre, n’est pas présent au même degré que dans les cliniques (le produit peut être jusqu’à 10 fois moins concentré) parce qu’il ne peut y avoir contrôle de professionnels dentaires. »

Les traitements en pharmacie peuvent être efficaces, mais les résultats ne sont pas toujours optimaux. « On parle d’un coup d’éclat plutôt que d’un blanchiment réel de la dent. La durée de cet éclat peut varier selon les habitudes de vie de chacun de un mois à un an », constate Carole St-Pierre, hygiéniste dentaire.

Bien entendu, certains produits sont meilleurs que d’autres. Les bandelettes ont peu à peu fait leurs preuves et c’est habituellement le traitement en vente libre recommandé par les dentistes. Par contre, elles vont surtout agir chez les personnes qui ont une bonne dentition et qui n’ont pas les dents très jaunes. Quant aux dentifrices blanchissants, ils vont réduire l’apparence de taches extrinsèques, comme celles causées par le café, le vin, la cigarette, le thé et surtout le thé vert, mais ils ne vont pas déloger les taches intrinsèques, présentes à l’intérieur de la dent. « Ces dentifrices s’attaquent aux taches parce que les grains qu’ils contiennent sont abrasifs. Les gens vont donc avoir l’impression que leurs dents sont plus blanches, mais en réalité, les produits ne font que nettoyer. Pour que le dentifrice blanchisse, il faudrait que la personne se lave les dents au moins 40 minutes par jour, mais ses gencives en souffriraient beaucoup trop en bout de ligne », conclut Sabrina Provencher, hygiéniste dentaire.

La docteure Chantal Lamothe nuance : « Le problème avec les traitements de blanchiment en vente libre, c’est plus souvent qu’autrement le véhicule par lequel est appliqué le produit que le produit lui-même. Ils ne sont pas assez précis. Chez le dentiste, les gouttières sont fabriquées sur mesure pour que le produit reste bien en place. Pour certains traitements, comme le pinceau, le liquide se dilue avec la salive et s’applique difficilement de façon uniforme sur les dents. Pour les bandelettes, c’est la langue qui peut déplacer la pellicule ». Ce sont donc ces petites imperfections qui font en sorte que les résultats peuvent être moins significatifs.

 

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