L’amour avec un grand A

Il faut « travailler » nos relations amoureuses.

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J’ai longtemps cru au à l’amour romantique avec un grand A. Celui qui nous déstabilise, nous fait perdre nos moyens et pour lequel on se « ferait teindre en blonde » comme le chantait Édith Piaf. J’étais totalement réfractaire aux opinions du genre « une relation, ça se travaille ». À mes yeux, l’amour, le vrai, l’absolu, se suffisait à lui-même, on n’avait pas à travailler pour le garder vivant. Il était plus fort que tout, comme un tsunami de sentiments puissants qu’on ne peut refréner. Avec le temps, mon opinion a changé. Je crois aujourd’hui que de telles émotions s’avèrent souvent malsaines. La passion dévore alors que l’amour véritable embellit et adoucit nos vies.

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À la lecture d’un ouvrage sur le bonheur, j’ai été interpellée par une réflexion de la psychologue Rose-Marie Charest sur l’infidélité dans le couple, à l’effet que bien souvent, l’amant n’est pas épris de sa maîtresse, qu’elle ne tient pas une si grande place dans sa vie affective. Alors que la maîtresse, elle, s’investit entièrement. Avec ses tripes et son cœur. Cela m’a amenée à publier un article sur la détresse des maîtresses. J’ai eu la chance de recueillir le témoignage d’une maîtresse qui a vécu LE grand amour que je louangeais tant. Celui des déchirements, des sensations trop fortes qui comme une drogue nous rend accroc. Son récit m’a bouleversée. Et me confirme que la grande passion et l’amour « romantique » ne suffisent pas. Qu’il y faut plus.  La chimie, la sexualité enivrante et les regards langoureux, oui, mais aussi, et surtout : la tendresse, l’entraide, le réconfort, la complicité, le partage, la confiance et la promesse de beaux lendemains.  L’intensité et la force de nos sentiments ne sont pas toujours garants d’un amour durable.  Je vous souhaite, pour l’année 2013, de donner et de recevoir beaucoup d’amour.

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