Cuisiner en toute simplicité

«Enfant, j’avais l’impression de toujours manger la même chose – spaghetti, pâté chinois, rosbif, steak…», écrit notre rédactrice en chef Johanne Lauzon. Par chance, l’époque est révolue.

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EditoSeptembreOctobre2017

Qu’est-ce qu’on mange pour souper ? Voilà la question que pose ma benjamine dès le saut du lit – presque chaque jour, vraiment ! Mes réponses varient selon mon humeur. Ça va de « T’inquiètes, tu vas manger… » à « Serais-tu en train de développer une obsession du souper ? » Mais, la plupart du temps, c’est : « Aucune idée. »

Et c’est vrai. Je planifie peu les repas. Les menus sont composés autour des « spéciaux » de la semaine à l’épicerie et des légumes glanés au marché. Parce qu’on y prend plaisir, mon chum et moi, on improvise avec ce qu’il y a dans le frigo. On ajoute une herbe aromatique ici, de l’huile de sésame ou du vinaigre balsamique là. Et le résultat n’est jamais plate.

Enfant, j’avais l’impression de toujours manger la même chose – spaghetti, pâté chinois, rosbif, steak… Toutes des variations autour du même thème (le bœuf !).

Depuis, le monde a pris place dans mon assiette comme dans celle de nombreux Québécois : tajine marocain, thiéboudienne sénégalais, bibimbap coréen, fondue savoyarde, phô vietnamien…

Mais est-ce que nous nous nourrissons mieux que le faisaient nos grands-parents qui s’arrangeaient à l’année avec patates, chou, carottes ? Pas sûre, même si les fruits et légumes frais sont plus accessibles qu’avant.

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On a beau savoir, depuis des années, que moins de viande, de sucre et de gras, et plus de végétaux sont gages d’une santé optimale, on a du mal à faire les changements qui s’imposent. Peu nutritifs, les aliments hypertransformés ont pris d’assaut notre quotidien : repas surgelés, soupes préparées, charcuteries, bacon, biscuits, de même que pains, trempettes et fromages industriels. Ces produits représentent 60 % de notre menu selon une étude internationale publiée il y a deux ans – 70 % de celui des Américains, 30 % de celui des Français et des Italiens.

Pourquoi se bourrer de nourriture si pauvre en vitamines, minéraux et autres nutriments essentiels ? Alors que l’on sait que les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète de type 2 et la démence se préviennent avec une arme redoutable mais simple : la fourchette. Sans doute parce que la confusion règne – il y a un tel babillage autour de la bouffe qu’on ne s’y retrouve plus.

Comment manger mieux ? Châtelaine avait posé cette question il y a quelques années au cardiologue Martin Juneau, de l’Institut de cardiologie de Montréal. Bien se nourrir, ce n’est pas si compliqué, selon lui. Suffit d’adopter le régime méditerranéen : une abondance de fruits et légumes, des céréales à grains entiers, des noix, des graines, des légumineuses et du poisson.

En se basant sur les connaissances actuelles, des chercheurs en nutrition de l’Université Harvard ont créé « l’assiette idéale » pour aider les gens à faire de meilleurs choix santé. La moitié de cette assiette est remplie de fruits et de légumes colorés (pas de pomme de terre !), le quart de céréales complètes (blé intégral, orge, quinoa, avoine, riz brun) et le quart restant, de protéines saines (poisson, poulet, légumineuses et noix).

Perso, deux éléments me guident en cuisine : la couleur et la simplicité. Et pour les soirs où je suis trop pressée, je me rabats sur des aliments clés que je garde toujours à portée de main – cela réduit pas mal la facture de restos.

Ma famille et moi, on ne survivrait pas sans œufs bios (une omelette avec une profusion de légumes, c’est parfait un jeudi soir), sans saumon dans le congélo (pour « mon » tartare au saumon et à la pomme verte), sans lentilles et amandes dans le garde-manger ainsi que sans tomates et ail sur le comptoir… Et vous ? Quels sont vos dépanneurs ?

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Vivement le temps des récoltes ! En cette saison d’abondance, on célèbre nos fruits et nos légumes. Châtelaine vous propose d’ailleurs dans son numéro de septembre et octobre 2017 de délicieuses recettes pour les cuisiner, dont de nouvelles façons de mettre en valeur les tomates – toutes réalisables en moins de 30 minutes. Vous essayerez et vous me direz… Bon appétit !

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