Marmots, boulot, dodo

Des mères curieuses, irrévérencieuses, inventives, toujours débordées, souvent bordéliques mais rarement de mauvaise humeur? Il y en a des tonnes.

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J’ai à mon compte 30 années de vie, un mari, une fille de 2 ans et une autre en gestation. Au moment où vous lirez ceci, j’en serai à mon huitième mois de grossesse, immense et impatiente d’expulser la chose pour lui voir enfin la bette (et retrouver un rythme de marche décent).

J’écris depuis longtemps. Au commencement, il y a eu les journaux intimes ornés de licornes et verrouillés à clé. Puis, plusieurs merveilleuses années à écrire des niaiseries avec les Moquettes Coquettes. Depuis 2007, je blogue ma maternité à grands coups de design et d’autodérision sur Ce que j’ai dans le ventre. J’ai également cofondé le blogue collaboratif Je suis féministe. Très heureuse de faire votre connaissance, mesdames.

Je jase ici de travail et de famille. Allez, j’ose écrire le grand méchant mot : conciliation. Ouf! Sentez-vous le stress crisper vos muscles? Conciliation. Votre tête tourner sous le poids des tâches et des responsabilités? Conciliation! Et la culpabilité envahir votre cœur de mère? CONCILIATION!

Selon le dictionnaire, l’expression conciliation travail-famille sous-entend l’accommodement (ici déraisonnable) de deux concepts opposés. Selon moi, jouer au trait d’union, ça rend un peu con. Con à lier pour concilier. ‘Scusez-la.

Pourtant, au-delà de la dualité, il y a la complémentarité. Mon travail tout comme ma famille sont essentiels à mon bonheur et font en sorte que je me réalise comme femme. J’ai besoin des deux pour atteindre l’équilibre, et malgré tout, j’ai l’impression de marcher sur une corde raide, déguisée en superwoman. Je sais pertinemment que je dois sacrer mon costume de superwoman aux vidanges. Et qu’il n’existe pas de solution unique à ce casse-tête (bien que l’acquisition d’une mijoteuse semble tenir du miracle). Mois après mois, je vous livrerai mes réflexions sur la réconciliation travail-famille. Au travail!

Entrevue avec Marie-Ève Duval
30 ans, mariée, mère de 3 enfants : un garçon de 4 ans et des jumelles de 3 ans.

Designer d’intérieur dans un gros bureau d’architectes à Montréal, elle habite Otterburn Park, en Montérégie.

Ta journée typique?
Je pars de la maison seule à 5 h 30. Je travaille environ 10 heures. Je vais chercher les enfants à la garderie à 17 h. On se tape 45 minutes dans le trafic. Ensuite, c’est le sprint jusqu’à 20 h. Je continue à travailler une fois qu’ils sont couchés.

Quelle place occupe le travail dans ta vie?

C’est un loisir. J’adore ma job. Je trouve ça important d’avoir une carrière, que mes enfants aient un modèle de mère qui aime ce qu’elle fait dans la vie.

Travaillerais-tu moins?

J’ai une vie de fou, c’est le bordel chez nous. Mais c’est un choix. Je ne me sens pas coupable.

Que fais-tu quand tu veux décrocher?

J’adore cuisiner pour les enfants, pour ma famille, pour mes amis. Ça me permet de me concentrer sur notre vie et de gâter ceux que j’aime.

Et pour m’en sortir…
Planiclik est une application Web et mobile québécoise qui facilite la gestion des activités familiales. Calendrier, listes, documents, dépenses : c’est un outil idéal pour les familles occupées, peu importe leur composition.
(La version mobile est prévue sous peu.)

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