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Le Pérou, terre de trésors et de traditions

Marie-Lyse Paquin | Photos : Marie-Lyse Paquin
10 janv. 2012
Les îles Ballestas Les îles Ballestas abritent plus de 320 000 oiseaux marins, qui produisent des tonnes d’excréments, qu’on appelle le « guano ». Cet engrais naturel fut la principale exportation du pays au XIXe siècle. Si bien que l’historien Antonio Raimondi a déjà écrit : « Après la guerre contre le Chili, la merde d’oiseaux a sauvé le Pérou. » Encore aujourd’hui, les Péruviens récoltent le guano à la pelle sur certaines îles, le long de la côte, pour le vendre sur les marchés locaux et internationaux.
Le village de Yanque Les Collaguas et les Cabanas habitent la région du canyon de Colca depuis environ 2000 ans. Dès leur jeune âge, les enfants apprennent les danses locales, qu’ils présentent aux touristes sur la place du village de Yanque. Selon une légende datant de l’époque coloniale, de jeunes hommes se déguisaient en filles pour déjouer la surveillance des parents. Ce déguisement traditionnel est resté jusqu’à aujourd’hui.
Un alpaga sur la route vers Chivay L’alpaga, petit camélidé de la même famille que le lama, offre une laine plus douce et plus chaude que celle des moutons. Au Canada, un chandail fait à partir de cette laine de qualité vaut environ 100 $. En plus d’être utilisé pour sa laine, l’alpaga est apprécié pour sa viande, tendre et pauvre en cholestérol.
Le lac Titicaca Situé à plus de 3800 mètres, le lac Titicaca est le plus haut lac navigable du monde. Depuis quelques années, la pollution des industries de la région et les changements climatiques menacent de plus en plus son écosystème. Un guide local se rappelle les baignades dans la baie de Puno, dans les années 70, l’endroit étant maintenant trop pollué pour y nager.
Les îles Uros sur le lac Titicaca Créées à l’origine pour échapper aux Collas et aux Incas, ces îles flottantes entièrement construites à partir de roseaux abritent encore des familles aymaras. Une portion des îles Uros demeure fermée aux visiteurs alors que les habitants des îles ouvertes vivent en partie du tourisme. On voit ici des dames qui chantent « Alouette, gentille alouette! » aux touristes en guise d’au revoir.
L’artisanat des îles Uros Une petite fille joue avec les objets d’artisanat vendus par sa mère sur les îles Uros du lac Titicaca. Bien que les habitants conservent un mode de vie traditionnel, leur univers a beaucoup changé depuis l’ouverture de leurs îles aux touristes. Certains villages possèdent des téléviseurs et des enfants portent des noms anglophones.
Le condor des Andes Un condor s’élance au-dessus de la Croix du Condor, lieu ancestral d’observation dominant le canyon de Colca. Ces gigantesques rapaces de la cordillère des Andes peuvent atteindre 3,20 mètres d’envergure et vivre jusqu’à 50 ans. Toutefois, ils sont de plus en plus menacés par la perte de leur habitat. Comme en témoigne le Temple du Condor, au cœur de la cité de Machu Picchu, les Incas vénéraient les condors.
L’île de Taquile L’île de Taquile sur le lac Titicaca compte environ 2000 habitants, qui ont su garder leurs traditions bien vivantes. Les garçons apprennent à tricoter dès leur jeune âge, et les hommes portent des ceintures distinctes indiquant s’ils sont célibataires ou mariés.
Cuzco, la nuit La ville de Cuzco, dite le nombril de la terre, vue du haut de la colline de San Blas. On ne se lasse pas d’explorer les petites ruelles abruptes de Cuzco, où l’on peut encore apercevoir des murs incas, qui résistent mieux aux tremblements de terre que les bâtiments de la période coloniale. Le tremblement de terre de 1950 a d’ailleurs permis de redécouvrir le temple du Soleil, Qorikancha, sur lequel a été fondé le couvent de Santo Domingo.
Les géoglyphes de Nazca Parmi les mystérieuses figures tracées sur le sol par les Nazcas (de 200 av. J.-C. à 600 apr. J.-C.), celle-ci, surnommée l’Astronaute. Selon la mathématicienne allemande Maria Reiche, qui a consacré sa vie à l’étude des géoglyphes de Nazca, il s’agirait d’un calendrier astronomique très perfectionné.
Défilé des enfants à Cuzco Les jeunes Péruviens participent à de nombreux défilés de rues. Dans certaines villes, ils sortent tous les dimanches pour parader et danser en habits traditionnels. On voit ici le défilé des écoles sur la Plaza de Armas de Cuzco.
Aux alentours de Cuzco Une dame péruvienne et son enfant sur la colline où trône la statue du Christ blanc, à proximité de la forteresse inca de Sacsayhuaman. Chaque année, le 24 juin, des centaines de personnes se rassemblent sur ce site pour célébrer l’Inti Raymi, la fête du soleil.
La faille géologique de Nazca Les plaques tectoniques du Pacifique et des Andes se rencontrent dans la région de Nazca, la rendant sujette aux séismes. Le Pérou a d’ailleurs été secoué par plusieurs tremblements de terre, dont celui de 2007, qui a fait des centaines de morts. Pour se protéger de ces catastrophes naturelles, les Péruviens font de nombreuses processions, en octobre, afin de demander la protection du seigneur noir des tremblements de terre.
Sur la route Les kiosques d’étoffes multicolores sont parfois perchés à plus de 3800 mètres sur les routes de montagne. S’ils ne veulent pas manquer d’oxygène, les touristes doivent donc magasiner calmement! Heureusement, les prix des lainages et de l’artisanat sont raisonnables, alors il y a peu de place pour la négociation.
Les lamas de Machu Picchu La cité inca de Machu Picchu, redécouverte en 1911 par Hiram Bingham, est un lieu mythique figé dans le temps. La cité est maintenant habitée par quelques lamas, que certains guides appellent affectueusement les « tondeuses de gazon ». Datant du XVe siècle, Machu Picchu pose de grands défis de conservation résultant des dommages causés par l’augmentation constante de visiteurs. Le Chemin de l’Inca et les entrées du site sont désormais soumis à des quotas quotidiens.
Le marché de Pisac Les paysans et artisans de la vallée sacrée se retrouvent au marché de Pisac, trois fois par semaine. Certains y pratiquent encore le troc. Dans ce kiosque spécialisé dans les pigments naturels, on trouve un rouge éclatant produit à partir de la cochenille, un petit insecte cultivé au Pérou pour le marché local et l’exportation.
Un sympathique lama Les lamas n’aiment pas qu’on leur monte sur le dos, et les premiers colons espagnols l’ont appris à leurs dépens… D’où la réputation de l’animal de cracher au visage des humains. Pourtant, il est très rare qu’une telle chose se produise, et les lamas utilisent surtout cette arme contre leurs rivaux, pendant la période d’accouplement. Donc, rien à craindre… à moins d’avoir l’intention de s’en servir comme poneys…
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