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À contre-courant

L’écologie qui tue

Publié dans Châtelaine de novembre 2008 | © Les Éditions Rogers ltée
 
Pour sauver la planète, l’espèce humaine doit disparaître, clament les écolos extrémiste.
 


L’activiste Chris Korda prône l’extinction volontaire de la race humaine.

Au printemps dernier, le militant écologiste Paul Watson soulevait la colère populaire : après le naufrage de L’Acadien II, ayant causé la mort de quatre pêcheurs madelinots, il déclarait que le massacre de centaines de milliers de bébés phoques était « une tragédie encore plus grave ».

Né en 1950, l’excentrique Paul Watson, d’abord engagé aux côtés de Greenpeace, se radicalise très vite. En 1977, il fonde la Sea Shepherd Conservation Society, une association écologique dont la principale mission est de lutter à mort contre les chasseurs de baleines et de phoques. Pour mener leur action, les militants de Sea Shepherd éperonnent ou sabordent des navires en pleine mer.

Mais d’autres organisations écologistes sont encore plus radicales. Par exemple, la Church of Euthanasia, l’Église de l’euthanasie : avec ses « quatre piliers » (avortement, suicide, sodomie et cannibalisme) et ses guides en ligne pour débiter une carcasse humaine, elle préconise sans ambages l’extinction volontaire de l’espèce humaine. C’est le seul moyen, selon le gourou de ce mouvement aux relents apocalyptiques, Chris Korda, un musicien travesti, d’éviter à la planète Terre les affres indicibles d’un cataclysme écologique mondial imminent. Aux États-Unis, la Church of Euthanasia, dont les activités sont surveillées de près par le FBI, compte plusieurs millions d’adeptes.

Toujours aux États-Unis, le Volontary Human Extinction Movement (VHEMT), soit le mouvement en faveur de l’extinction volontaire de l’espèce humaine, quoique moins extrémiste que le précédent, prône aussi l’expulsion de l’humanité d’« une planète tétanisée et aux abois ». Le site Internet de cette organisation maximaliste, traduit en 11 langues, reçoit 1,5 million de visiteurs par semaine. Plutôt que d’avoir à subir la famine et des guerres effroyables pour le contrôle des ressources naturelles, le fondateur du VHEMT (prononcer « véhémente »), connu sous le pseudonyme de Les U. Knight, « unissons-nous », propose purement et simplement l’anéantissement de l’espèce humaine.


MISE EN GARDE. Dans tous les domaines, des gens pensent autrement. Connaître leurs idées, MÊME SI ELLES CHOQUENT, permet de voir les nôtres sous un nouvel éclairage.


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