Vous étiez plutôt baveux les premières années de Tout le monde en parle (TLMEP). Vous l’êtes moins. Pourquoi ?
Je pense qu’il s’agit d’une mauvaise perception. Nos questions sont bien plus incisives aujourd’hui qu’à nos débuts. Je suis aussi beaucoup plus à l’aise comme animateur. Selon moi, le public s’est adapté au style de l’émission. Les invités aussi. Maintenant, ils se « préparent » avant de passer à TLMEP ; ils ont des conseillers qui les font pratiquer ! Moi, je pense avoir gardé intacte ma capacité d’indignation.
Vous êtes un mordu de poker. Avez-vous une poker face dans la réalité ?
Pas du tout ! Je suis très expressif et je cache rarement mes émotions. Si quelqu’un a le malheur de me demander : « Mon Dieu, t’as l’air de t’emmerder. Trouves-tu ça plate d’être avec nous ? », il va se faire répondre : « Oui. » Malgré tout, à TLMEP, j’essaie d’être plus neutre dans mes réactions.
Vous dites être très impressionné par ceux qui consacrent leur vie aux autres. Mais, Guy A., qu’est-ce qui vous empêche de faire comme eux ?
Dans la vie, je suis un donateur généreux. J’essaie de faire ma part en organisant un spectacle (Charité bien ordonnée... commence par nous tous) pour les enfants dans le besoin. Je gâte mes proches. En ce qui me concerne, je n’hésiterai pas à m’acheter le meilleur ordinateur parce que j’aime ça et que je l’utiliserai beaucoup. Mais jamais je ne me paierai une auto sport hors de prix, même si j’en ai les moyens, car elle ne serait pas méritée : je suis un piètre conducteur, et les voitures ne m’intéressent pas. Pour revenir à la question, il serait facile de répondre que je ne consacre pas ma vie aux autres parce que je suis très occupé. Mais je dois avouer que la vraie raison est moins glorieuse : je n’ai pas tellement l’esprit de sacrifice.
Vous avez déjà affirmé en entrevue que les mots pouvaient être plus violents qu’un coup de poing sur la gueule. Avez-vous parfois l’impression d’envoyer vos invités au tapis ?
Je peux aisément y parvenir par mes paroles. C’est pourquoi je choisis mes victimes avec soin. Mes cibles de choix ? Ceux qui s’acharnent sur les faibles. Un régal !
Votre nouvelle compagne est de 20 ans votre cadette. Avez-vous été victime du démon de midi ?
Ma conjointe a 17 ans de moins que moi. Ce qui en fait une adulte de 31 ans. Je n’ai pas du tout l’impression de jouer à Pygmalion avec elle. Ce serait très mal la connaître de penser que je peux faire ça... Par définition, le démon de midi frappe les hommes de 50 ans. Il me reste encore deux ans avant que ça m’arrive.
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