C’est un quartier fort huppé de la Rive-Sud, où les maisons tiennent plus du château de Beverly Hills que du bungalow de banlieue. Avec ses dimensions modestes (pour le voisinage) et son style moderne plutôt sobre, le nid des tourtereaux Cloutier-Morissette passe presque inaperçu. On le sait : Véro et Louis ont grandi dans des milieux très aisés (lui à Drummondville, père propriétaire d’usine). Cela semble les avoir immunisés contre le syndrome du nouveau riche m’as-tu-vu.
Ding, dong ! Véronique elle-même ouvre la porte tout sourire : t-shirt aux couleurs peace and love qui épouse son bedon rond, la femme de 34 ans est aussi jolie en vrai qu’en HD, bien que différente. « Je voulais que tu saches que je n’étais pas à mon maximum de beauté, me dira-t-elle d’un ton faussement sérieux juste avant qu’on se quitte, trois heures plus tard. C’était ma journée sans maquillage parce que, à partir de demain, je vais faire quatre jours de Paquet voleur et qu’il fallait que je repose ma face. Souvent, si je ne suis pas coiffée et maquillée comme à la télé, les gens ne sont pas certains que c’est moi. Ils reconnaissent Louis en premier et se disent : “ Logiquement, elle doit être pas loin. ” Et là, ils me trouvent. J’entends : “ Tu es petite. À la télé, tu as l’air plus grosse ” et d’autres commentaires du genre... » Je l’ai rassurée sur sa beauté sans artifices, et j’étais sincère, pas flagorneur. Sans compter qu’au fil de ses confidences j’avais découvert, derrière la Véro solide capable d’affronter des épreuves qui en auraient terrassé plus d’une, une autre Véro qui a besoin qu’on lui dise qu’elle est belle et bonne.
On peut ne pas être friand de Paquet voleur ni vieux fan de La Fureur et admirer quand même la femme remarquable que l’ex-animatrice de MusiquePlus est devenue devant tout le Québec. Bien sûr, elle a ses détracteurs. Mère Teresa en avait aussi, l’unanimité n’est pas de ce monde. Le tremblement de terre et le tsunami qui ont suivi la diffusion du Bye Bye 2008 – émission qu’elle a animée et produite avec Novem, l’entreprise qu’elle dirige depuis la chute de l’empire créé par son père – ont donné l’occasion à ceux qui ne peuvent pas la blairer de se déchaîner avec une rare violence sur les blogues et autres forums de discussion/défoulement. Dommage pour eux qu’ils ne puissent passer quelques heures avec elle.
On croit tout savoir de sa vie privée étalée publiquement depuis des années. Et pourtant... Il y a un volet qu’elle garde bien clos : celui qui protège sa petite famille. « Je ne livrerai pas la recette de notre bonheur », répond-elle invariablement aux journalistes qui espèrent obtenir le bilan de santé de son couple.
Idem pour sa progéniture : pas de photos. « Si on se trouve dans un endroit public et que quelqu’un demande à nous photographier, spontanément je n’inclurai pas les enfants dans la photo », m’explique-t-elle sur sa terrasse entre deux bouchées d’une succulente salade au quinoa et aux fruits pendant que le soleil plonge ses rayons dans le bleu de la piscine. « Mais si la personne insiste gentiment, ça ne me dérange pas. J’ai encore confiance. Je sais qu’il y a des gens honnêtes qui n’iront pas vendre ça à Échos Vedettes contre deux billets pour les glissades d’eau. »
La complicité s’est rapidement installée entre Véronique et la photographe Maude Arsenault, elle aussi enceinte. Entrez dans les coulisses de la séance photo pour voir leurs jolis ventres arrondis !
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