Châtelaine

Recherche de recettes







Société

Druides des temps modernes

Publié dans Châtelaine d’avril 2009 | © Les Éditions Rogers ltée
 
On compte des centaines de druides en Bretagne ; près d’un million dans le monde. S’agit-il de prêtres ? de sages ésotériques ? de nostalgiques originaux ?
 


La harpe celtique, instrument fétiche, aurait le pouvoir d'émouvoir.

Dans la vie civile, Pierre-Marie Kerloch, un homme jovial de 56 ans rasé de près (non, il n’arbore pas la longue barbe blanche !), est fonctionnaire et syndicaliste, mais aussi écrivain et auteur-compositeur-interprète en langue bretonne. En mars 2008, il a été élu à la tête de la Gorsedd, premier groupe néodruidique français, né en 1900. « Tous les humains ont besoin de croire à quelque chose. Pas forcément à un dieu, mais à des principes sacrés, qui aident à vivre et créent le respect entre les hommes », explique le Grand Druide de Bretagne.

Mais pourquoi devenir druide aujourd’hui ? S’agit-il d’une secte ? d’écologistes originaux ? En fait, on a plutôt affaire à un mouvement spirituel et philosophique. Pas de dogme, de révélation ou de livre sacré. Le druide veut avant tout comprendre l’univers, décrypter toutes les formes de vie (animale, végétale, minérale), qui, à ses yeux, sont solidaires. Il recherche l’harmonie et la plénitude. Son temple est la nature, la forêt. Au-delà des différences entre les regroupements de druides (par exemple, certains veulent à tout prix rester fidèles à la réalité de leurs ancêtres celtiques, d’autres pas), on retient que tous défendent les droits de l’homme, prônent l’égalité homme-femme et veulent protéger la nature.


Lors des cérémonie, tous les druides doivent revêtir la saie.

Les cérémonies druidiques ont lieu dans des clairières. Les druides, vêtus de leur robe blanche, forment un cercle, habituellement autour d’un feu, puis ils récitent des prières, des vœux, des remerciements... Le cercle formé a une valeur symbolique forte : c’est le cycle du temps, l’éternité. Les quatre éléments (air, terre, feu et eau) sont très importants pour eux.

Les saisons sont toujours marquées par une cérémonie. Le 1er mai, par exemple, ce sera la fête du printemps, soulignée en l’honneur de Belenos, dieu gaulois du soleil.

Le druide Den Ar C’Hoat (« homme des bois » en breton) a été initié il y a 15 ans. Ancien militaire, il s’est intéressé aux pratiques druidiques à 40 ans, après s’être découvert des dons de magnétiseur. Cette nouvelle sensibilité aux énergies des hommes et des plantes l’a poussé à chercher une spiritualité qui s’en rapprochait : « Un druide est là pour faire du bien autour de lui, pour que l’univers retrouve sa sérénité. » Depuis il ne se lasse pas de soigner et d’apprendre. Comme tous les druides d’ailleurs, pour qui l’apprentissage ne cesse jamais.


<< Page précédente  |   Page suivante >>

 

Bookmark and Share

RESTEZ À L'AFFÛT !
Abonnez-vous gratuitement à nos cyberbulletins, devenez fan de Châtelaine sur Facebook ou suivez-nous sur Twitter !

Cyberbulletins Facebook Twitter

 

© 2009