Coincé entre deux géants, l’Inde et la Chine, le minuscule Népal est façonné de vastes plaines et de hautes montagnes – c’est le pays de l’Everest. Sa capitale, Katmandou, révélée au monde par les Beatles dans les années 1960, évoque encore des images du mouvement peace and love. Mais cette mosaïque ethnique de 29 millions d’habitants a vu sa paix troublée par 10 ans de guerre civile (1996-2006) entre l’armée royale népalaise et des rebelles maoïstes (formation d’extrême gauche). Résultat : 13 000 victimes et plus de 100 000 exilés. Étrangement, cette tragédie aura favorisé l’émancipation des Népalaises ainsi que l’avènement de la démocratie. C’est que le mouvement maoïste rebelle, à l’origine du premier parti politique en importance au pays, a toujours prôné l’égalité entre les hommes et les femmes, les laissant combattre côte à côte.
Après avoir contribué à faire tomber le gouvernement, les femmes participent activement à la rédaction d’une nouvelle Constitution. Mais il reste encore beaucoup à faire dans ce pays gangrené par l’analphabétisme et la misère. Près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, et des régions entières n’ont ni routes ni électricité. Et puis, il y a tout le système des castes, semblable à celui de l’Inde mais moins omniprésent, qui perdure malgré son abolition officielle. Selon cette forme d’organisation, le rang des individus dans la société est défini par leur hérédité. Un système archaïque inégalitaire qui limite les relations entre les individus de différentes castes. Il faudra du temps pour que le pays se départe de ses traditions ancestrales et machistes. Et c’est pour cela que les Népalaises continuent à livrer combat. En voici quatre qui bâtissent le Népal de demain.
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