Notre dépendance au téléphone intelligent serait naturelle, et d’autres nouvelles santé

La dépendance aux téléphones intelligents est un problème de santé publique, même si elle découle d’un besoin naturel, estime un chercheur de l’Université McGill. Également, pourquoi on devrait modérer (beaucoup) sa consommation d’alcool, selon une nouvelle étude britannique; l’eau embouteillée, une bonne source de… plastique; et plusieurs autres nouvelles à lire sans faute.

  0

Photo: Unsplash/Adrian Sava

Téléphone intelligent… et sociable

Avoir le nez collé sur son téléphone intelligent peut être perçu comme un comportement antisocial, mais l’addiction à ces appareils découlerait plutôt de caractéristiques hypersociales. Le professeur et anthropologue spécialisé en évolution de la culture et des apprentissages Samuel Veissière, de l’Université McGill, a fait une revue de nombreuses études sur l’utilisation dysfonctionnelle de cette technologie. Selon lui, la connexion aux autres est en fait le fil conducteur qui relie la majorité des applications d’un téléphone intelligent, comme les réseaux sociaux ou les systèmes de messagerie. « En général, les dépendances comme l’alcoolisme ou la toxicomanie sont plutôt rares. Quand un comportement addictif est répandu à toute l’espèce et semble généralisé, on doit se demander s’il ne s’agit pas plutôt de l’expression d’un besoin. Et en tant qu’humain, on a un besoin inné d’observer les autres, d’être validé par eux, de communiquer avec eux», explique-t-il, non sans préciser que, même si elle découle d’un besoin naturel, la dépendance aux téléphones intelligents demeure un problème de santé publique.

À lire aussi: Connaissez-vous vos amis Facebook? Moi, un peu plus


Photo: Getty Images/Hinterhaus Productions

Alerte BBQ

Manger régulièrement de la viande ou du poisson cuit à très haute température augmente le risque de faire de l’hypertension. Après avoir analysé les données de près de 100 000 participants sur une quinzaine d’années, les chercheurs ont observé un risque 17 % plus élevé chez ceux qui étaient très friands de viande grillée ou rôtie (soit une fréquence de consommation de plus de 15 fois par mois).
Source: American Heart Association

À lire aussi: Petit guide du barbecue


5

C’est le nombre maximal de consommations alcoolisées qu’on devrait s’autoriser par semaine, selon une vaste analyse britannique des données de plusieurs pays. Chaque verre dépassant cette limite de cinq (100 g d’alcool) par semaine –soit bien moins que ce que prônent la plupart des recommandations officielles actuelles (196 g ou 11 verres par semaine pour un homme)– raccourcit notre espérance de vie. Par exemple, un homme de 40 ans qui réduirait sa consommation en passant de 196 g à 100 g d’alcool par semaine pourrait vivre de une à deux années de plus. Source: The Lancet

À lire aussi: L’alcool est pire pour les femmes que pour les hommes


Photo: iStock.com/PeopleImages

Donne-moi la main

Quand une personne souffre, le simple fait de lui tenir la main contribue à réduire sa douleur. Une étude menée auprès de 22 couples a démontré qu’il se produisait alors entre les deux partenaires une synchronisation de leurs ondes cérébrales. Et ce phénomène diminuait la sensation de douleur.
Source: Proceedings of the National Academy of Sciences USA (PNAS)

À lire aussi: 25 symptômes qui doivent alerter les femmes


Photo: iStock.com/Alexandra Iakovleva

À salaire égal, couple égalitaire

L’égalité salariale mène à un meilleur partage des tâches ménagères. En étudiant 1 300 foyers durant 30 ans, les chercheurs ont découvert que lorsque l’écart salarial entre la femme et l’homme était réduit à 10 %, les femmes consacraient 14 % moins de temps aux tâches domestiques. Cet allègement s’expliquerait en partie par la possibilité pour le couple, étant donné son meilleur revenu, de payer quelqu’un pour les effectuer. Mais les femmes gagnent aussi en pouvoirde négociation avec leur conjoint pour déterminer la charge de chacun.
Source: Institut de recherche socioéconomique du Luxembourg (LISER)

À lire aussi: Quel est le salaire du bonheur? (et autres nouvelles santé)


Les régimes sur la balance

Les régimes amaigrissants seraient un bon moyen de prendre du poids… pas d’en perdre. L’adoption d’habitudes alimentaires régulières s’avère un facteur clé dans le contrôle du poids, selon une étude ayant suivi près de 5 000 jeunes hommes et femmes pendant 10 ans. Ainsi, il vaudrait mieux se concentrer sur la qualité de l’alimentation et sur le bien-être général et psychologique des individus plutôt que sur leur consommation de calories. [A.M.] Source: Eating behaviors

À lire aussi: Manger librement, maigrir durablement


Photo: iStock.com/simonkr

Peu importe la façon, bougeons!

Qu’on fasse de l’exercice physique en une séance par jour ou en plusieurs courts moments, peu importe. Tant qu’on cumule 150 minutes d’activité modérée par semaine –ou 75 minutes en cas d’intensité élevée–, on réduit son risque de mourir prématurément. C’est ce qu’a conclu une étude menée auprès de 5 000 personnes de plus de 40 ans, suivies de 2003 à 2006 et revues en 2011.
Source: Journal of the American Heart Association

À lire aussi: 5 sports pour bouger et s’amuser


Économie des grossesses

Il suffirait de compter les femmes enceintes pour prédire les récessions. Des économistes ont constaté qu’un déclin du nombre de grossesses avait été enregistré des mois avant chacune des trois dernières récessions américaines. Pour tirer ces conclusions, ils ont tenu compte de plus de 100 millions de naissances survenues entre 1988 et 2015. Dans le cas de la crise de 2008, amorcée par une récession en décembre 2007, le rythme des conceptions avait commencé à chuter dès le milieu de l’année. Source: Le Monde

À lire aussi: Pour une grossesse en santé, que doit-on manger?


H2O + plastique

Des chercheurs de l’Université McGill ont analysé de l’eau embouteillée provenant de 10 lieux de production canadiens et y ont trouvé des traces de plastique. Aquafina, Nestlé Pure Life, Naya, Eska, Dasani, toutes contenaient des microparticules, dont les plus grosses, de l’épaisseur d’un cheveu, ont été identifiées. Les chercheurs ont pu confirmer que 60 % des échantillons renfermaient différents types de plastique. Pour le reste, les parcelles étaient trop petites pour qu’on puisse en certifier la nature dans l’immédiat.

«On a trouvé toutes sortes de plastiques –du nylon, du polystyrène, de la rayonne– qui sont différents de celui utilisé pour fabriquer les bouteilles et les bouchons, le plus souvent faits de polyéthylène. On peut donc supposer que ces particules ne proviennent pas toutes du contenant», explique Nathalie Tufenkji, professeure au Département de génie chimique. Son équipe projette d’évaluer l’eau du robinet afin de savoir si le plastique vient de l’usine d’embouteillage ou s’il se trouve simplement dans l’eau potable.

«On ignore encore si le fait d’ingérer des particules de plastique pendant de nombreuses années pose un risque pour la santé humaine, mais la communauté scientifique est très consciente qu’il faudra étudier cette question. C’est une priorité», ajoute Nathalie Tufenkji.

Une étude internationale a elle aussi démontré la présence de plastique dans l’eau embouteillée de 11 entreprises de 9 pays.

À lire aussi: 7 astuces pour éliminer le plastique de son quotidien


Photo: Unsplash/Brandon Morgan

Amis d’enfance

Passer beaucoup de temps avec ses amis quand on est jeune favoriserait la santé cardiovasculaire à l’âge adulte. Des chercheurs ont étudié une cohorte de 267 jeunes garçons jusqu’à leur trentaine et ont constaté que ceux qui avaient le plus joué avec leurs copains durant l’enfance et l’adolescence avaient plus tard une tension artérielle et un indice de masse corporelle (IMC) moins élevés que les autres.
Source: Association for Psychological Science

À lire aussi: Réussite scolaire: l’école est-elle assez importante pour nous et nos enfants?

Impossible d'ajouter des commentaires.