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Maripier Morin et Brandon Prust: les éternels amoureux

Maripier Morin, animatrice (Faites comme chez vous à TVA et Code F à Vrak TV), égérie pour Revlon et entrepreneure (les cocktails Unik) travaille à Montréal. Son fiancé, Brandon Prust joue comme ailier gauche pour les Canucks, à Vancouver. Malgré les 5000 kilomètres qui les séparent, ce sont d’éternels amoureux.

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Photo: Shayne Laverdière

La petite histoire. Ils se sont connus en 2010 à New York, où vivait Brandon. Ont vécu une relation à distance pendant deux ans. Quand le hockeyeur a été repêché par les Canadiens, ils se sont installés ensemble à Montréal. Échangé aux Canucks, l’ailier a dû déménager à Vancouver en août 2015.

Au jour le jour. Maripier habite toujours leur appartement montréalais. Brandon s’est loué un pied-à-terre meublé à Vancouver. Les kilomètres qui les séparent, ils les compensent grâce à la techno. Dès son réveil, la jeune femme envoie à Brandon le texto qu’il lira quand il ouvrira les yeux trois heures plus tard. Ils restent ensuite en contact régulier toute la journée. Les soirs sans match, Maripier aime bien avoir une ­conversation par Skype. Les soirs de match, Brandon lui écrit un message qu’elle consulte au saut du lit.

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Votre couple a cinq ans. Là-dessus, vous avez habité moins de trois ans ensemble dans la même ville. Le couple longue distance est donc possible ?

Maripier. Mais c’est ainsi que notre couple est né ! Au début, on ne savait pas si c’était sérieux. J’aimais beaucoup aller passer de longs week-ends avec mon amoureux. Je prenais l’autobus de nuit et j’arrivais à New York à 6 h ; ça coûtait 100 $, c’était simple. On passait du temps de qualité ensemble, puis je rentrais chez moi. On était bien là-dedans.

En 2012, quand Brandon est arrivé à Montréal, il a fallu s’habituer à être un couple « normal ». La première année a été un cauchemar. Il arrivait au Québec, il devait s’adapter à la vie ici et à son équipe pendant que moi, je faisais deux émissions de télé par jour. Je me levais à 1 h 30 du matin pour aller animer Ça commence bien ! Je revenais dormir une heure avant d’aller faire District V. Le soir, j’avais des entrevues, des lancements… C’était fou. Je savais que Brandon avait accepté un contrat ici pour que je puisse travailler et m’accomplir. Je me sentais redevable et voulais en profiter. J’ai appuyé sur l’accélérateur, peut-être trop. Alors, notre couple a implosé. Brandon était en train de devenir mon coloc.

Mais vous êtes passés au travers…

Maripier. Oui. On a trouvé une façon de fonctionner même s’il était souvent en voyage et que j’étais pas mal occupée. On s’est fait une vie avec notre chien. Le dimanche, notre seule journée ensemble, on allait à l’épicerie, on mitonnait un souper, on regardait des films. On se faisait croire qu’on avait une vie normale. C’était réconfortant. Cette journée-là nous donnait un équilibre. L’été dernier, on s’est fiancés pendant un séjour à Rome…

Brandon. Un voyage fertile en émotions ! Tout était parfait. Puis j’ai appris que j’étais échangé aux Canucks de Vancouver. Maripier pleurait…

Maripier. Mon monde s’est écroulé. Brandon, c’est mon pilier. Et il ne faisait pas que quitter Montréal, il s’en allait à l’autre bout du pays au moment où, moi, j’avais plein de contrats. On a regardé le calendrier de l’automne : j’avais un seul week-end libre, en octobre, et lui un seul match à Montréal, en novembre. Ça ne fait pas des enfants forts, comme on dit. J’ai cru que mon couple allait péter. J’aurais pu tout laisser tomber pour partir avec lui. Mais je ne suis pas faite pour être seulement « la blonde de ». Pour moi, travailler est sain. Et Brandon est fier de ce que je suis et de ce que je fais. Il ne me le dira pas, bien sûr. Mais je surprends parfois ses conversations ! Il m’aime pour ce que je suis et ce que je fais, pas juste parce que je suis là pour lui. Alors, il est parti et je suis restée.

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Et finalement ?

Maripier. Bien sûr, c’est difficile de ne pas se voir. Mais, honnêtement, 90 % du temps, je vais bien. C’est même une libération. Je vis une période charnière de ma carrière, et son absence me permet de me concentrer sur mes affaires. Parce que, même s’il est très conciliant, il a des besoins, cet homme… Que je sois ici l’après-midi pour lui préparer un repas avant son match, par exemple. Et que j’aille le voir jouer – tous les hockeyeurs sont comme ça. Je sais que je me serais mis de la pression pour être là. Travailler jusqu’à minuit tous les soirs m’aurait angoissée. Les gars font leurs affaires, qu’on soit là ou pas, mais nous, les femmes, on se culpabilise pour tout et pour rien.

De son côté, Brandon se concentre aussi sur son hockey. Mais je crois que c’est plus difficile pour lui. Il arrive dans une ville où il ne connaît personne et où tous ses coéquipiers, sauf les très jeunes, sont en couple. Il en passe des soirées seul dans son appartement. Sa solitude me fait de la peine. En même temps, il a l’habitude ; c’est sa vie depuis qu’il a commencé à jouer dans les ligues mineures.

Brandon. Le hockey est très prenant, mais jouer dans la LNH, c’était mon grand rêve. Alors je travaille fort. J’ai peu de congés – l’équipe est sur la glace presque tous les jours et voyage beaucoup. Je suis donc bien occupé, ce qui est une bonne chose : ça m’évite de trop m’ennuyer de ma blonde. Le décalage horaire – trois heures – n’aide pas. MP se couche à l’heure où je vais souper. On ne peut pas vraiment se souhaiter bonne nuit… Par contre, on s’apprécie davantage l’un l’autre. Je crois que notre relation va s’en trouver renforcée. Des périodes difficiles, ça rend les couples plus forts.

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Photo: Shayne Laverdière

Comment voyez-vous l’avenir ?

Brandon. Disons qu’on vit pas mal au jour le jour en ce moment… On ne peut rien planifier à long terme même si, plus tard, on voudrait fonder une famille.

Maripier. Brandon est l’homme de ma vie. C’est avec lui que je veux avoir des enfants et construire quelque chose. Quand il a été échangé, j’ai paniqué parce que j’ai compris que, pour le reste de sa carrière, je n’habiterais plus avec lui. Peut-être pour les cinq, six ou sept prochaines années. Il était là, mon deuil. Cela dit, la vie fait bien les choses. Tout ce qu’on a traversé depuis cinq ans nous a consolidés. Et je crois que notre union est plus forte du fait que, tous les deux, nous nous accomplissons. La relation à distance ne m’effraie plus. En ce moment, Montréal, c’est chez moi et Vancouver, c’est chez lui. Notre chez-nous, il est à London, en Ontario, où est notre maison et où on passe tous les étés. Je ne voudrais pas toujours fonctionner de cette façon, mais ce n’est pas la fin du monde. À la longue, on finit par se faire prendre dans la routine du « quoi manger pour souper ». Actuellement, tous nos moments ensemble sont merveilleux.

Quand Brandon a été échangé, tout le monde me donnait des conseils, chacun avait son opinion sur la survie d’une relation à distance. Finalement, je crois qu’il ne faut écouter personne. Tu ne sais pas tant que tu ne l’as pas expérimenté. N’écoute personne et fais ton affaire. Si tu n’es pas bien, tu peux toujours déménager…

À écouter: notre balado avec Maripier Morin! 

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