Optimisme: mode d’emploi

Deux façons de changer le regard que l’on porte sur son quotidien.

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Photo: Carolyn Lagattuta/Stocksy

Neuf belles choses

Cette méthode a été testée de façon scientifique par une équipe de psychologues allemands qui a d’abord créé deux groupes de volontaires (après avoir éliminé les sujets présentant une tendance dépressive). Pendant une semaine, les membres du groupe A devaient prendre 10 minutes tous les soirs pour noter un souvenir d’enfance. Ceux du groupe B, eux, avaient à noter neuf belles choses vues ou vécues pendant la journée. Trois interactions humaines, trois beautés du monde de la nature, et trois autres, de n’importe quel type.

À la fin de la semaine, les participants du groupe B présentaient une amélioration notable de leur niveau de bien-être. Laquelle s’est maintenue pendant près de deux mois…

La méthode des neuf belles choses a aussi été testée pas du tout scientifiquement par moi-même. Verdict : juste le fait de devoir trouver neuf choses belles ou agréables change la journée. Parce qu’il faut les chercher, porter attention à ce qui se passe autour de soi. Et on les trouve. Ou on les provoque. En échangeant quelques mots avec la barista qui prépare son café du matin par exemple. Pour se retrouver, au bout d’une semaine, à apprendre d’elle des rudiments de son mandarin maternel.

Et, oui, ça change la vie…

À LIRE: Par ici l’optimisme!

Changer son discours intérieur avec ABCDE

Brûler un feu rouge sans voir le policier qui n’attendait que ça pour coller une contravention. Transporter un sac d’épicerie trop plein qui lâche au milieu du parking… Ça arrive à tout le monde. Avec le même résultat : le monologue qui se déclenche entre les deux oreilles entraîne une belle chute de moral. C’est ce que le psychologue Albert Ellis a baptisé le modèle ABC de l’adversité.

Voici comment ça fonctionne :

A pour Adversité : en traversant la rue, je me fais frôler par une voiture.

B pour Bagarre, ma réaction instinctive (« Bon sang, quel imbécile ! Les gens conduisent comme des pieds ! »)

C pour Conséquence : j’engueule le chauffard. Ou je peste jusqu’au travail. D’une manière ou d’une autre, je suis de mauvais poil pour le reste de l’avant-midi. Ce qui ne punit en réalité que moi.

À ce modèle, Martin Seligman, psychologue et vulgarisateur, père de la psychologie positive, ajoute deux éléments pour le transformer en ABCDE :

D pour Dos de la médaille : cela implique de faire l’effort volontaire d’opposer des contre-arguments à mon discours intérieur négatif. « Il n’avait pas l’air d’un écervelé, juste d’un type distrait. Il avait peut-être un grave problème. Finalement, j’ai eu de la chance, pas une égratignure… »

Ce qui donne E pour Énergie : à court terme, l’effort de contrer le discours intérieur négatif donne un meilleur état d’esprit, donc une matinée plus agréable. Et le sentiment d’avoir vaincu l’adversité.

Pratiquée de façon régulière, cette métamorphose du discours intérieur réduit à la source le nombre de pensées négatives et a un effet réel sur le bien-être et la façon de voir la vie.

À LIRE: Comment vivent les optimistes?

 

 

 

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