Quel est le salaire du bonheur? (et autres nouvelles santé)

L’argent ne fait pas le bonheur. Mais il peut y contribuer selon des chercheurs américains. Aussi, les vêtements que nous portons ont une influence sur l’empathie qu’expriment les gens envers nous, selon une étude de l’Université de Vienne. Voici des nouvelles santé à lire absolument.

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Photo: Stocksy/Guille Faingold

Le salaire du bonheur

Le revenu annuel idéal serait de 120 000 $ par année, et le seuil à atteindre pour le bien-être, de 75 000 $ à 95 000 $… en Amérique du Nord, du moins. L’étude de l’Université Purdue – basée sur les résultats d’un sondage effectué auprès de 1,7 million d’individus de 164 contrées différentes – démontre que les attentes sont beaucoup plus élevées dans les pays industrialisés. Elles varient en fonction du nombre d’années de scolarité des répondants. Passé le stade de salaire idéal, toute augmentation de revenus ne générerait pas davantage de bonheur.

Source : Nature Human Behaviour


Bouger léger

L’exercice physique quotidien, même de faible intensité, réduit le risque d’accident cardiovasculaire mortel. Il suffirait de remplacer 30 minutes de sédentarité par des activités simples comme la marche ou les tâches ménagères pour obtenir ce résultat. Les scientifiques, qui ont étudié les cas de 1 200 Suédois pendant 15 ans, ont conclu que l’exercice modéré est encore plus bénéfique, avec une diminution de 77 % des risques, contre 24 % pour l’activité physique légère.

Source : Clinical Epidemiology

L’habit fait le…  respect

On est moins empathique envers une femme sexy. La capacité à comprendre et à ressentir les émotions – qu’on soit un homme ou une femme – est influencée par l’habillement de celle qui se trouve devant soi. Plus elle met en valeur certaines parties de son corps et plus on voit de peau, moins on est porté à prendre en considération les sentiments de cette personne.

Source : Université de Vienne

Photo: Stocksy.com/Petar Chernaev

Quand le ménage rend malade

Utiliser des produits ménagers de façon quotidienne équivaudrait à fumer un paquet de cigarettes par jour pendant vingt ans. Les personnes qui le font – les femmes de ménage, par exemple – perdraient autant de capacité respiratoire au bout de 10 à 20 ans que si elles étaient fumeuses, selon des chercheurs norvégiens, qui ont suivi une cohorte de 6 000 personnes à partir de 1997. Les experts conseillent donc d’éviter autant que possible ces substances et de simplement les remplacer par de l’eau et un chiffon.

Source : The Independant

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Svp, madame la professeure!

Les enseignantes se font davantage réclamer des faveurs que leurs collègues masculins. Qu’il soit question d’un délai pour la remise d’un travail ou de négociations pour obtenir
une meilleure note, les collégiens tentent plus souvent leur chance auprès des femmes. Menée dans des collèges américains, la recherche établit aussi que les étudiants s’attendent à ce que leurs demandes soient acceptées et ont tendance à réagir de façon négative lorsque ce n’est pas le cas.

Source : Sex Roles

Photo: Stocksy/TJMACKE

Repas rapide, efficace… et cancérigène?

Se gaver de pépites de poulet, de beignes, de lasagnes surgelées et de barres tendres pourrait accroître le risque de cancer. Des chercheurs français ont observé un lien direct entre cette maladie et les aliments ultratransformés en étudiant les habitudes de 105 000 personnes entre 2009 et 2017. Une augmentation de 10 % de la consommation de ce type de nourriture mène à une hausse de 10 % des cas de cancer, plus spécifiquement des cancers du sein. Cette corrélation pourrait être due à la faible qualité nutritionnelle de ces denrées, mais aussi à leur emballage de plastique, qui contient parfois des perturbateurs endocriniens. À noter que d’autres facteurs pourraient aussi entrer en ligne de compte : les personnes sédentaires et les fumeurs étaient plus nombreux parmi les participants qui mangeaient davantage de produits ultratransformés.

Source : British Medical Journal

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Photo: Stocksy/Veavea

Mieux, pas moins

Pour perdre du poids, il serait plus efficace de consommer des aliments plus sains et moins caloriques que d’essayer de restreindre ses portions.

Source : Appetite

Photo: Stocksy/Fredfroese

Où dépenser pour qu’une population soit en santé?

En soins de santé ? Peut-être pas. Il faudrait plutôt investir dans les services sociaux, selon une étude pancanadienne examinant les postes de dépenses provinciaux entre 1981 et 2011. Si on octroyait 0,01 $ de plus dans ce domaine – santé mentale, protection de la jeunesse, soutien aux aînés… – pour chaque dollar alloué à la santé, les gouvernements pourraient augmenter l’espérance de vie de 5 % et réduire la mortalité de causes évitables de 3 % en un an.

Source : Canadian Medical Association Journal

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