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Recevons-nous trop d’information sur l’alimentation?

Notre rédactrice en chef adjointe croit que toutes les études et informations diffusées sur l’alimentation sont importantes.

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Cinq portions de yogourt par semaine abaisseraient le risque de souffrir d’hypertension. Le chocolat préserverait les fonctions cognitives. Le thon en boîte exposerait les femmes enceintes à de trop fortes doses de mercure.

Ce n’est là qu’un faible échantillon des plus récentes nouvelles en matière de nutrition. Inutiles, toutes ces données ? Beaucoup croient qu’elles ne font que créer de la confusion dans la tête des consommateurs. Pas moi.

Photo: Stocksy

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Évidemment, tous les résultats de recherche ne se valent pas. Une méta-­analyse, synthèse de plusieurs études, est plus fiable qu’une expérience in vitro. Mais reste que l’accès à tout ce savoir scientifique est un privilège. Par exemple, on ne savait pas, encore récemment, que le sucre était à ce point toxique…

Ce qui pose problème, c’est ce que l’on fait de toutes ces connaissances. Nous, les citoyens, comme les gouvernements, les industriels, les spécialistes en marketing.

Après avoir démonisé le gras pendant des décennies, on s’est retrouvé avec une Amérique obèse. Le low fat a ensuite fait place au low carb. À bas les pâtes, les patates et le pain ! Et les protéines ont pris d’assaut nos assiettes sous l’influence d’experts patentés comme Michel Montignac ou Robert Atkins, morts depuis. Aujourd’hui, les Nord-Américains ingurgitent trop de protéines – plus que le double de l’apport nutritionnel recommandé. Et ils sont toujours aussi gros.

Pire encore, plus de la moitié des calories que nous avalons proviennent des aliments ultratransformés – plats surgelés, boissons gazeuses, charcuteries, céréales du petit-déjeuner, soupes en boîte. Et c’est dans ces produits que se cache 90 % du sucre ajouté que nous consommons.

Notre régime alimentaire bousille notre santé. Trop riche en gras, en sucre, en viande et en « substances comestibles ayant l’apparence d’aliment », comme le dit si bien le journaliste et militant américain Michael Pollan. Alors, comment on s’en sort ? Un principe survit aux modes et aux courants : manger varié, coloré, végétal. Et cuisiné maison.

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