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Santé et forme

Santé des femmes : du nouveau !

Publié dans Châtelaine d'août 2008 | © Les Éditions Rogers
 
Médicaments, tests, vaccins : il y a du nouveau côté santé !
 

Les chercheurs travaillent pour nous ! Les percées médicales des dernières années se comptent par dizaines. Non seulement elles suscitent de l’espoir, mais plusieurs ont un impact concret dans la vie des femmes. Pour nous, nos mères, nos amies, nos filles… Douze exemples encourageants.


1. Vive le ruban rose !
Matière à se réjouir : on arrive aujourd’hui à mieux traiter 70 % des cancers du sein. Comment ? Grâce à une approche personnalisée de soins. « Nous savons maintenant qu’il existe différents types de cancer du sein, explique Morag Park, directrice du Groupe d’oncologie moléculaire au Centre universitaire de santé McGill. En analysant les tumeurs, on sait quels médicaments seront efficaces ou non. » Par exemple, si on détecte une certaine protéine nommée HER2, on administre aux femmes un médicament spécifique, Herceptin. Ce médicament freine la multiplication des cellules cancéreuses et les rend plus sensibles aux traitements.

Les découvertes ne se font pas seulement dans les labos de biologie moléculaire. Les nutritionnistes nous apprennent qu’après la ménopause les femmes réduisent les risques de cancer du sein si elles adoptent un régime alimentaire faible en gras.

L’activité physique joue également un rôle protecteur. Trente minutes d’exercice modéré par jour diminuent de 20 % les risques de cancer du sein. « C’est la dose “plancher”. On peut la remplacer par 25 minutes de cardio, trois fois par semaine », dit Richard Chevalier, auteur de Pour prévenir le cancer : bougez ! En poussant l’effort à 60 minutes d’exercice par jour ou l’équivalent (la dose “plafond”), les risques de cancer sont réduits de 50 % à 60 % !


2. De bons os
La moitié des femmes atteintes d’ostéoporose cessent de prendre leurs médicaments un an après avoir reçu leur ordonnance ! « C’est une maladie silencieuse, souligne le docteur Louis Bessette, rhumatologue au CHUL. C’est pourquoi les gens oublient de se traiter. » Jusqu’à ce qu’une fracture survienne…

Celles qui ont tendance à négliger leur traitement peuvent maintenant se faire prescrire Aclasta, un médicament approuvé en décembre 2007 par Santé Canada. On l’administre par perfusion intraveineuse, pendant 15 minutes. L’effet dure un an. Comme tous les autres médicaments prescrits en cas d’ostéoporose, l’Aclasta ne permet pas aux os de se régénérer, mais freine la perte osseuse. On doit l’associer à la pratique régulière d’une activité physique et, sous la supervision d’un médecin, à la prise de calcium et de vitamine D. L’ostéoporose touche une femme sur quatre passé 50 ans, mais elle peut survenir à tout âge.

Attention : Aclasta n’est pas encore couvert par la Régie de l’assurance maladie du Québec.


3. La pilule s’éclate
La bonne vieille pilule contraceptive se métamorphose. On la trouve maintenant sous forme de timbre ou d’anneau. C’est à travers l’épiderme que le timbre Evra diffuse de l’œstrogène et un progestatif, tandis que l’anneau vaginal NuvaRing libère ces hormones depuis le fond du vagin. « C’est la même chose que la pilule, seul le mode d’administration change », résume le docteur Jocelyn Bérubé, responsable de la Clinique de planning des naissances de Rimouski.

Ce n’est pas la fin des comprimés pour autant. Parmi les nouvelles marques : Yasmin, qui contient un progestatif dont l’effet diurétique réduit le gonflement et la congestion des seins, et la pilule Seasonale, conçue pour limiter le nombre de menstruations à quatre par année.


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