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Un couple, deux hypothèques

Seulement 12 kilomètres séparent le couple formé de Johanne Gagnon et de Michel Labelle. Pourquoi? Elle préfère la banlieue, et lui la ville!

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Photo: Maude Chauvin

Johanne Gagnon, 49 ans, designer graphique. Mère de Louis-Félix, 18 ans, Sandrine, 16 ans, et Antoine, 13 ans. Habite à Longueuil. Michel Labelle, 49 ans, designer graphique, père de Samuel et Darcy, 17 ans. Habite dans le Plateau, à Montréal. En couple depuis 6 ans.

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La petite histoire. Quand Cupidon a décoché sa flèche, en 2009, les tourtereaux étaient d’accord : chacun conserverait son nid respectif, histoire de ne pas bousculer les enfants. Aujourd’hui, les petits ont grandi. Les liens se sont renforcés. Mais Michel n’aime toujours pas la banlieue et Johanne n’a pas envie de vivre en ville. Finalement, ils sont très bien à conjuguer amour avec indépendance. « Et puis, on a tous les deux nos habitudes de vieille fille ! dit Johanne. Pourquoi changer ce qui fonctionne si bien ? »

Au jour le jour. Ayant réussi à harmoniser leurs horaires de garde, ils sont parents en même temps et célibataires une semaine sur deux. Quand ils ont les enfants, chacun reste chez soi (« On se téléphone de temps en temps », dit Michel) avec, parfois, ce week-end-là, un souper tous les sept à la même table. Les samedis et dimanches de « célibataires », ils les passent en général ensemble, chez l’un ou chez l’autre. Ils se quittent en fin de journée le dimanche. Mais peu importe ce qui arrive, les vendredis soir sont sacrés : c’est leur souper d’amoureux.

Les bons côtés. L’effet routine est réduit au minimum. Les irritants aussi.

Johanne démarre une petite brassée tous les soirs à 23 h, Michel préfère vider le panier à lessive d’un coup le samedi après-midi ? Pas de problème. Un des ados passe un moment difficile ? Le parent désemparé peut compter sur l’autre. Mais l’inconfort ne déborde pas sur toute la tribu. « On se courtise depuis six ans, dit Michel. C’est comme une lune de miel éternelle. »

Les défis. Le seul : deux hypothèques et deux maisons à entretenir. « On dit que vivre à deux permet des économies de 30 %, dit Michel. Alors, évidemment… » Principale conséquence : « Il faut troquer les grands voyages contre des escapades à Boston ou à New York, poursuit Johanne. Mais c’est OK, on assume. »

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L’avenir. Et quand les enfants seront définitivement partis vivre leur vie ? « On va continuer de la même façon », répondent-ils en chœur. « À moins qu’on achète un chalet ensemble ? » ajoute Michel. Une troisième hypothèque ? « Euh… peut-être pas si génial, comme idée, finalement… », conclut Johanne.

 

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