Femme inspirante: Marie-Ève Brunet

Lorsque l’ex-conseillère de l’arrondissement de Verdun, à Montréal, dit qu’elle a « porté » le dossier du congé parental des élus municipaux, elle ne fait pas de figure de style. En 2015, quand elle défendait cette cause, elle était enceinte de son deuxième enfant!

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Photo: EDCM

L’administratrice pour Tourisme Montréal change le Québec… en facilitant l’entrée des femmes et des jeunes dans l’arène politique.

Lorsque l’ex-conseillère de l’arrondissement de Verdun, à Montréal, dit qu’elle a « porté » le dossier du congé parental des élus municipaux, elle ne fait pas de figure de style. En 2015, quand elle défendait cette cause, elle était enceinte de son deuxième enfant !

Pourquoi militait-elle pour ce congé? «Certainement pas pour en obtenir encore plus pour les élus, comme l’a titré un média!» lance la jeune femme de 33 ans. Il faut plutôt savoir qu’avant juin 2016 et l’adoption d’un amendement au projet de loi 83 (Loi modifiant diverses dispositions législatives en matière municipale concernant notamment le financement politique), les élus municipaux du Québec risquaient le renvoi en s’absentant plus de 90 jours de leur poste. Cela s’avérait donc incompatible avec le désir de devenir mère ou père, biologique ou adoptif.

Recrutée pour faire partie du comité de travail sur les mesures de conciliation travail-famille mis sur pied par l’ex-maire Denis Coderre au printemps 2015, elle a travaillé avec d’autres élus à formuler des recommandations sur cet enjeu. Ces représentations auprès du gouvernement du Québec ont porté fruit: les hommes et les femmes siégeant aux conseils de ville de la province ont maintenant droit à un congé parental de 18 semaines.

À l’heure actuelle, au Québec, les femmes sont encore trop peu nombreuses dans les conseils municipaux. Selon elle, c’est toute la démocratie qui en souffre : « Les jeunes femmes et les jeunes parents étant moins représentés, leurs voix ne sont pas entendues. » Quant à la fameuse conciliation au quotidien, « c’est tout sauf l’équilibre ! » confesse-t-elle. « Si on peut vivre avec le chaos, accepter que rien n’est parfait, la recherche de conciliation se passera bien. Car il peut arriver que notre enfant se mouche avec notre bord de robe juste au moment où on doit partir ! »

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