Venezuela, la nature dans tous ses états!

Baigné par la mer des Caraïbes et recouvert à 50 % de montagnes, de forêts et de savanes, le Venezuela est un pays à la nature grandiose et contrastée.

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La chute El Sapo (Guyane vénézuélienne)
Classé au patrimoine de l’UNESCO, le parc national de Canaima, avec sa lagune et ses chutes, se situe sur la rivière Carrao, au cœur de la Guyane vénézuélienne, qui s’étend depuis le fleuve Orénoque jusqu’à la frontière du Brésil. Pour une expérience inoubliable, on suit un sentier escarpé, puis on traverse l’imposant rideau d’eau que forme la chute El Sapo, haute de 80 mètres. On arrive alors dans une grotte, où le bruit de l’eau est saisissant et d’où l’on peut admirer les magnifiques montagnes.


 

Coucher de soleil sur le port de pêche de Carúpano
Situé sur la mer des Caraïbes, dans l’État de Sucre, Carúpano, village de pêcheurs au XIXe siècle, vit son port se développer de façon spectaculaire grâce à une immigration française d’origine corse. En 1883, un câble sous-marin de communications télégraphiques reliant Carúpano à Marseille fut installé. Résultat : d’importantes activités culturelles et commerciales se développèrent en collaboration avec l’Europe.


 

Sortir les fèves des cabosses
Nommé « boisson divine » par les Mayas, le criollo était – et est toujours – le plus rare et le plus recherché des cacaos. Aujourd’hui encore, le cacaoyer qui fournit cette variété pousse seulement à l’état sauvage, dans des endroits inaccessibles des régions tropicales, comme la plantation San José, où la combinaison de fortes précipitations et de hautes températures rend sa culture possible. Ici, une femme extirpe les fèves de cacao. On en compte une quarantaine dans chaque cabosse (fruit du cacaoyer)… et on peut les goûter telles quelles!


 

Rue Dominici, à Carúpano
La rue Dominici a été nommée en l’honneur d’un immigrant corse s’étant distingué dans le domaine de la médecine. En 1895, il a fondé l’Institut Pasteur, à Caracas. De 1944 à 1946, il a aussi présidé l’Académie nationale de médecine.


 

Un âne et sa charge de bananes
À une heure à peine de Carúpano, c’est la vie à la campagne avec ses montagnes, sa nature généreuse et des gens accueillants. Sur la route, une personne âgée se prête à une séance de photos. Les trois quarts de la population ont moins de 30 ans.


 

Dans les hauteurs de Carúpano
Montagnes à perte de vue aux versants couverts d’une exubérante forêt tropicale. Au détour d’une corniche, une ferme aux murs colorés.


 

Délices de la Posada Playa de Uva  
Un repas de poissons et de plantain grillé frits : c’est le genre de plats typiques servis à la Posada Playa de Uva. À 20 minutes de Rio Caribe, l’auberge, au toit de tuiles rouges et aux cubes jaunes surmontés de sculptures, apparaît, enfouie au cœur d’une palmeraie entourée de montagnes. La Posada Playa de Uva est aussi un refuge pour les colibris.


 

Playa de Uva, une plage sauvage
Pour les amoureux de la nature, une plage de sable rose quasiment déserte. Seul un homme y sommeille dans un hamac.


 

Salina El Copey, à quelques kilomètres de Carúpano
Situé à proximité de l’équateur, le Venezuela offre des couchers de soleil rapides, mais éclatants. Au bord de la Salina El Copey, une aigrette déploie enfin ses ailes, après s’être fait attendre, tandis que les derniers rayons de l’astre solaire se noient à l’horizon.


 

Des peuples anciens
Une Vénézuélienne d’origine autochtone vend des cacahuètes sur la route. La population du pays est composée essentiellement de Métis, dont plusieurs descendent des Arawaks et des Cumanagatos, des groupes indigènes qui vivent sur les terres du Venezuela depuis plus de 16 000 ans. Ce sont leurs habitations sur pilotis, construites sur les bords du fleuve Orénoque, qui inspirèrent aux explorateurs le nom de Venezuela : « Petite Venise » (1498).


 

Caracas
Fin de la journée de travail
Le Venezuela profite du taux de chômage le plus bas de l’Amérique latine (6,7 % en 2008)*.
À Caracas, à la sortie des bureaux, les gens envahissent les trottoirs, et le trafic est intense.

*Selon l’Organisation internationale du Travail (OIT)


 

Vue sur Caracas, depuis le téléphérique qui grimpe jusqu’à l’Ávila
La ville de sept millions d’habitants s’étire au creux d’une étroite vallée cernée par la Cordillera della Costa, au pied du mont Ávila (2765 mètres). Poumon vert de la ville, cette montagne la sépare de la mer, au nord. On y accède par des sentiers balisés ou par le téléphérique.


 

Vue sur le quartier Altamira, depuis l’Hôtel Continental Altamira
On profite d’une visite dans ce quartier résidentiel pour flâner sur les longues avenues bordées d’arbres exotiques et les rues pentues, qui traversent des parcs luxuriants. Entourant la ville, le parc national El Ávila est un lieu de détente et d’activités sportives, riche d’une faune et d’une flore luxuriantes. Cette terre est une « zone non constructible ».


 

Hôtel Caracas Palace, quartier Altamira
Construit en 1977, cet hôtel est l’œuvre des célèbres architectes Bernardo Fort-Brescia et Laurinda Hope Spear, fondateurs de la société Arquiteconia. L’hôtel comprend 212 chambres, 115 résidences luxueuses, 34 suites et un spa. À l’époque, ce projet innovait par sa conception d’avant-garde.


 

Début d’un barrios 
Des constructions s’agglutinent à flanc de collines. Au fil des mois, d’autres s’ajouteront sur les premières : un barrios vient de naître, une invasion collective de terrains publics.
À savoir si les fondations tiendront le coup? Certainement pas toutes, car, à Caracas, plus de deux millions de personnes vivent dans ce genre d’endroit. Étonnamment, le gouvernement fournit les matériaux de construction aux gens qui doivent ensuite se débrouiller. L’accès à Internet, à l’électricité et à l’eau est gratuit.


 

Vue sur les gratte-ciel et les barrios, depuis la fenêtre de l’Hôtel Alba Caracas
En 1976, la chute des exportations agricoles au profit de celles du pétrole a causé un exode rural. Aujourd’hui, le Venezuela est l’un des pays les plus urbanisés de l’Amérique latine avec 80 % d’habitants citadins ; la pauvreté y est très présente, particulièrement dans les barrios. Là, comme dans d’autres quartiers moins nantis, on encourage la réinsertion sociale des enfants par le biais de la musique. (Voir une vidéo sur YouTube à ce sujet.)


 

Plaza Altamira ou Plaza Francia, municipalité de Chacao
Conçue par l’architecte Luis Roche, la Plaza Altamira est érigée vers 1940 et inaugurée en 1945. À la suite d’une entente culturelle signée avec la France (à Paris, on construit la place du Venezuela dans le quartier Chaillot), elle est ultérieurement renommée Plaza Francia. Un obélisque, des plans d’eau, des cascades et des fontaines agrémentent cet espace.


 

Tentative de renversement
En avril 2002, Hugo Chavez a été victime d’une tentative de coup d’État, qui a échoué grâce au soutien de la population, des médias alternatifs et d’une partie de l’armée. Or, vers la fin de l’année, des militaires et des mercenaires – toujours avec l’appui des dirigeants du secteur pétrolier, des médias privés, de certains secteurs de l’Église et même des États-Unis – ont de nouveau appelé à l’insurrection, depuis la Plaza Francia. Une importante crise politique a suivi, débouchant, en août 2004, sur un référendum révocatoire, lors duquel le président est sorti vainqueur.
(Pour en savoir plus : Dans les laboratoires du mensonge au Venezuela.)


 

Théâtre Teresa Carreño  
Conçu en 1970 par les architectes Prises Lugo, Jésus Sandoval et Dietrich Kunckel, ce complexe de 22 000 mètres carrés est l’un des plus importants en Amérique du Sud. Nommé en l’honneur de la pianiste Teresa Carreño, le théâtre abrite le Chœur de l’Opéra, le Corps de ballet et le National Philharmonique. Situé dans la zone culturelle, il accueille aussi le Festival international de théâtre, qui attire de nombreuses troupes étrangères.


 

Le centre d’art Estancia 
Cinq salles d’exposition et des espaces en plein air offrent des activités gratuites pour tous : concerts, pièces de théâtre, ateliers, expositions… Dans le parc de 3 hectares, un écrin impressionnant d’espèces botaniques, comme les caféiers et les orchidées, s’élève des sculptures contemporaines. La Petróleos de Venezuela SA (PDVSA), société pétrolière appartenant à l’État, subventionne le centre.

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