Comment faire un vrai ménage de son garde-robe

Voici comment faire le tri sans trop souffrir et enfin faire régner l’ordre dans sa penderie.

 
Illustration: Madison Van Rijin

Faire le ménage de sa penderie peut sembler une tâche colossale, susceptible de remuer autant de souvenirs que des retrouvailles du secondaire. Vêtements du temps où l’on était plus mince, vêtements neufs jamais portés, vêtements chouchous d’une autre époque… on peut avoir l’impression de faire le tri de ses souvenirs et de ses aspirations tout à la fois. «La thérapie du désencombrement est très salutaire, affirme Hellen Buttigieg, organisatrice de profession et coach de vie. On se sent devenir plus confiante, plus légère, plus en contrôle de sa vie.» Ce ne sera pas facile, mais voici comment faire la paix avec ses jeans skinny et trouver le bon endroit pour chaque chose.

Commencer par tout déballer

Premièrement, on vide le garde-robe (jusqu’aux chaussures à talons hauts en cuir verni couvertes de poussière, sur la tablette du haut) et on réserve quatre heures de son temps. Il se peut qu’on sente monter un accès de panique. La chambre aura l’air plus en désordre qu’avant, lorsqu’il n’y avait que les vêtements des deux derniers jours qui traînaient. Mais ne perdons pas nos moyens, ça fait partie de l’exercice. «C’est le point de non-retour où l’on est forcée de prendre une décision à l’égard de chaque vêtement avant de le ranger à nouveau», dit la professionnelle du rangement. On détermine différents coins de la pièce où faire des piles «garder», «jeter», «donner» et «ranger ailleurs». On dispose aussi à portée de main un panier à linge sale et d’autres paniers pour les articles ayant besoin de réparations, de retouches ou de nettoyage.

Être lucide

Ceci est l’étape la plus difficile. Pour chaque vêtement, on doit se demander: ce vêtement me va-t-il bien et est-ce que je me sens bien quand je le porte? Convient-il à mes activités? A-t-il du style? Est-ce que je l’ai porté au cours des derniers mois? Si on répond oui à toutes ces questions, on le met dans la pile «garder». Autrement, on lui dit adieu.

Si on sent le découragement nous gagner au cours du processus, on pense aux raisons pour lesquelles on a décidé d’accomplir cette tâche. Hellen Buttigieg demande à ses clients d’expliquer leur motivation. Peut-être que pour préserver l’harmonie dans le couple, on a envie d’imiter son conjoint, qui est plus ordonné et mieux organisé que soi. Peut-être que l’on pense pouvoir gagner du temps le matin et être prête à partir au travail plus tôt. Tout le monde aime le sentiment de plénitude et de calme que l’on ressent quand les choses sont à leur place et que le désordre ne vient pas déranger nos pensées et nos émotions, voire notre sommeil. «Le fait d’être consciente de la raison qui nous est propre nous donnera la motivation non seulement pour faire de l’ordre, mais pour conserver nos choses en ordre, dit Hellen Buttigieg. Un changement majeur dans notre environnement peut entraîner un changement tout aussi important dans notre façon de nous sentir.»

Si l’on est incertaine du sort à réserver à quelques articles, on se donne un délai. «Placez-les dans une housse à vêtements avec une date d’échéance, six mois, par exemple, indique l’experte. Inscrivez cette date à votre calendrier pour vous faire un rappel. Si vous n’avez pas retiré les vêtements du sac à cette date, donnez-les sans même y jeter un autre coup d’œil.»

Classer le tout

On remet dans la penderie les vêtements qu’on garde. On regroupe les pantalons, les jupes, etc. On peut même, si on est très soigneuse, les classer par couleur, de la plus foncée à la plus pâle. La personne moyenne n’aura besoin que d’une trentaine de cintres. On utilisera de préférence les cintres plats en velours. Ils empêchent les vêtements de glisser et prennent moins d’espace que les cintres en bois. «Les cintres en fil de métal s’emmêlent, ne sont pas robustes et peuvent abîmer les vêtements», prévient Hellen Buttigieg.

On met au recyclage ou au rebut les articles de la pile «jeter» (certaines entreprises spécialisées peuvent s’occuper du recyclage, et quelques détaillants, comme H&M et American Eagle, acceptent les vêtements à donner ou à recycler). On dépose les articles de la pile «donner» près de la porte d’entrée pour aller les porter. On déplace les articles de la pile «ranger ailleurs», comme les souvenirs et les vêtements hors saison, dans une armoire ou un autre espace de rangement.

Penser verticalité

Les modules de rangement en toile sont utiles comme tablettes suspendues où l’on peut ranger tant les pulls que les sacs à main. De petits paniers glissés dans les compartiments peuvent accueillir foulards et chaussettes. On se procure des cintres à jupes verticaux avec des pinces pour cinq ou six jupes, ainsi que des cintres étagés pour chemisiers où l’on peut en suspendre plusieurs. Les systèmes de rangement à suspendre sur une porte dotés de pochettes transparentes sont parfaits pour les bijoux et les accessoires. On peut aussi envisager d’installer une deuxième tringle sous la première pour suspendre ses choses sur deux niveaux.

Avoir tout bien en vue

Des boîtes à chaussures transparentes empilables prennent beaucoup moins d’espace que des casiers à chaussures, et les gardent à l’abri de la poussière tout en permettant de bien les voir. On évite les boîtes à chaussures recouvertes de tissu ainsi que les housses à vêtements, car il est facile d’oublier leur contenu. Les couvre-épaules en toile sont parfaits pour garder à l’abri de la poussière les vestes que l’on ne porte qu’à l’occasion. Sur les tablettes, on peut utiliser des séparateurs en fil de métal entre les piles de t-shirts pour éviter qu’elles ne s’écroulent.

Garder les choses en ordre

Là encore, il existe des trucs pour s’y aider. Par exemple, mettre le panier à linge sale à l’endroit où l’on se déshabille habituellement et retirer le couvercle pour que ce soit on ne peut plus facile d’y déposer ses vêtements. Placer sur des crochets, dans des paniers ou sur une patère les vêtements encore propres qu’on reportera bientôt. Éliminer les articles qu’on ne porte plus à la fin de chaque saison, tandis que cela est encore frais à la mémoire – on n’a pas porté une fois notre jupe de tweed ces derniers mois ? On ne la portera probablement pas l’année prochaine. On garde un sac à portée de main pour les vêtements à donner et on s’inscrit auprès d’un organisme qui assure la cueillette de dons dans son quartier.

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