Générale

Tangos pas jojo

Au risque de me répéter, j’ai atteint l’âge des nini. Rien pour me désoler, c’est un constat.

Tiens, hier soir, par exemple, j’ai dansé quelques tangos sur le meilleur plancher de danse à Montréal avec mon copain Jonny; puis j’ai quitté, le genou gauche luxé (c’est pas le plancher, c’est moi qui manque de musculature). Des lunes sans danser, voilà ce que ça donne côté « shape ». Mon programme d’entraînement du genou recommence demain. Ni excitant, ni démoralisant. Nini.

Heureusement,j’avais ce message de Philippe en rentrant:

Chère mademoiselle Blo,

Vous ne feriez certainement pas tapisserie dans une salle de danse où je me trouverais. Tous ces ni-ni je veux bien, mais malgré cela vous êtes définitivement femme. Restez donc jeune encore un peu, vous aurez bien le temps de vieillir plus tard. Philippe (24 ans)

Cher Philippe, je vous répondrais qu’on vieillit d’abord des genoux pour s’apercevoir au bout du compte que plus un homme ne se jettera à nos pieds. Il y en a même un hier soir qui est venu m’expliquer qu’il avait complété son Tango 4 (les gars voient parfois le tango comme un sport de compétition) mais qu’il n’arrivait toujours pas à inviter les femmes à danser, une variante du chômeur instruit.

Si j’avais été une oie blanche, je l’aurais invité mais comme j’avais le genou en compote, j’ai sympathisé et je me suis même demandé si Tango 5 ne devrait pas inclure quelques heures de cours pour montrer au tanguero comment inviter la tanguera. La peur du rejet est immense. Que d’hommes à rassurer quant à leurs capacités à nous soulever de terre, alors qu’il serait si simple de simplement nous bercer.


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