Commandité

Le mélanome, un cancer de plus en plus répandu

La plupart d’entre nous pensent faire ce qu’il faut pour se protéger du cancer de la peau. Après tout, l’été est synonyme de crème solaire, de verres fumés et de chapeaux, n’est-ce pas? Or, les chiffres et les nouvelles recherches dépeignent une tout autre réalité.

woman standing outside in the sun

« Quand mes enfants étaient jeunes et qu’ils faisaient du sport, je savais qu’ils devaient porter un casque, s’hydrater et bien manger, mais on parlait rarement de l’importance de protéger leur peau », constate Kathy Barnard, fondatrice de la Fondation Sauve ta peau, survivante du mélanome et défenseure de la cause. Si Kathy a retenu la leçon, il s’avère que ce n’est pas toujours le cas pour beaucoup d’entre nous, malgré les efforts de sensibilisation déployés au sujet de la protection contre le soleil.

Les résultats d’un nouveau sondage* démontrent qu’environ un quart des Canadiens ignore que le fait de passer davantage de temps au soleil augmente les risques d’être atteint d’un mélanome, une forme de cancer malin susceptible de produire des métastases dans d’autres parties du corps. Cette situation est profondément déroutante, car même s’il s’agit de la forme la moins courante de cancer de la peau, elle entraîne le plus grand nombre de décès et se propage de manière inquiétante tant chez les hommes que chez les femmes depuis les années 90.

Si vous avez reçu un diagnostic de mélanome, il vous faudra beaucoup de soutien et d’information. Demandez à votre médecin quel est le stade de votre mélanome (du stade 0, lorsqu’il n’a pas encore pénétré dans les couches profondes de la peau, au stade IV, lorsqu’il se propage au-delà des ganglions lymphatiques) et quel type de mutation génétique en est responsable. Cet élément d’information est important, puisqu’il jouera un rôle dans la détermination de votre traitement.

Marcel Vonah, 41 ans, père de deux enfants, a passé sa vie à s’entraîner à l’extérieur en tant qu’athlète. La recommandation de son médecin de passer un test de dépistage pour détecter les mutations associées à son mélanome l’a aidé à trouver un traitement pour son cancer.

« Le fait de connaître sa mutation nous a mis sur la voie d’un nouveau traitement. C’était une partie importante de l’équation et nous sommes reconnaissants d’être entourés par l’équipe de soins de santé que nous avons. », explique sa femme Chelsea. Marcel et sa famille voient maintenant leur avenir d’un œil optimiste.

Selon le sondage, environ 66 % des Canadiens souhaiteraient connaître la mutation associée à leur mélanome en cas de diagnostic.

Le DJoël Claveau, un dermatologue exerçant à Québec, est bien au fait que les Québécois adorent passer du temps au soleil, raison pour laquelle il est très important de s’en protéger. « Je vois de plus en plus de patients atteints du cancer de la peau. Les personnes atteintes d’un mélanome avancé se trouvent dans une situation critique, c’est pourquoi nous voulons en savoir autant que possible sur leur cancer. Le dépistage des mutations nous aide à prendre des décisions de traitement éclairées. »

« Il est inutile de craindre le soleil. Il suffit de faire preuve de vigilance, affirme Kathy Barnard. Si vous recevez un diagnostic de cancer de la peau ou de mélanome, renseignez-vous et demandez conseil. Vous n’êtes pas seul. »

Pour en savoir plus sur le sondage, sur le soutien aux patients et sur les mutations, visitez les sites sauvetapeau.ca et melanomeuneaffairepersonnelle.ca.

Ce sondage a été mené par Léger en mars 2020.