Ma parole!

Bonjour, garçon

Des nouvelles de notre chroniqueuse Geneviève Pettersen, nouvelle maman pour la troisième fois.

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C’est fait. Le 28 février dernier, dans le confort de mes draps en flanelle, j’ai donné naissance à un gros bébé de 9 livres. Vous vous dites sûrement que j’ai enfin réussi à lâcher prise par rapport à ma date d’accouchement. Eh bien pas pantoute. Même que le matin de mon accouchement, je suis entrée dans le bureau de ma sage-femme avec la ferme intention d’exiger un décollement des membranes. Je lui ai annoncé : «J’accouche aujourd’hui». Bravo pour le lâcher-prise, me direz-vous. Toujours est-il que le stripping en question a été plus qu’efficace : les premières contractions sont arrivées quelques heures plus tard.

Au début du travail, je me pensais bien bonne. Après tout, c’était mon troisième accouchement. Le deuxième à la maison. En plus, la dernière fois, ça avait pris une heure et quart. Je croyais donc que j’allais passer au travers de cette troisième mise bas les deux doigts dans le nez. Grave erreur. Huit heures de contractions plus tard, je hurlais que j’en serais incapable, que j’avais trop mal et que je voulais la péridurale au plus sacrant. J’ai même un peu sacré, je l’avoue. Ma sage-femme, zen jusqu’au bout de ses gants en latex, m’a encouragée à continuer et c’est comme ça que la petite merveille est née, entre deux hurlements et une peur panique de mourir au bout de mon sang. Quand on a posé mon fils sur moi, j’ai compris que, même si je croyais avoir enfin assez d’expérience maternelle pour vivre ce moment avec plus de sérénité, cette nouvelle maternité allait être singulière.

Parce que chaque nouvelle fois, c’est toujours un peu une première.

Pour écrire à Geneviève Pettersen: genevieve.pettersen@rci.rogers.com

Pour réagir sur Twitter: @genpettersen

Geneviève Pettersen est l’auteure de La déesse des mouches à feu (Le Quartanier)