Sport d’hiver

Et si on arrêtait d’angoisser parce qu’on n’allait plus au gym pendant les fêtes, pour se concentrer sur le plaisir d’être – et de bouger – en famille?

 

Ma_parole

Avant que débutent les congés des fêtes, j’étais un peu anxieuse. Stressée parce que je me demandais comment j’allais faire pour demeurer active malgré les 423 kilomètres qui me sépareraient du gym lorsque je serais au Saguenay. Je me disais aussi qu’il me serait à peu près impossible de manger des grains entiers et des légumes verts en quantité suffisante pour apaiser ma culpabilité. Je sais que je ne suis pas la seule à appréhender cette période de l’année. On se dit qu’on va ramollir, qu’on va engraisser et Dieu seul sait quoi encore en l’espace de ces quelques jours de congé. On s’entend que ces peurs sont infondées et un peu ridicules. En plus, au moment de recommencer à faire du sport, il y a quelques mois, je m’étais promis que je ne laisserais plus ma peur de prendre quelques grammes gâcher de beaux moments en famille.

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Je le sais, que c’est le temps des fêtes et que ce n’est pas grave de mettre les squats et le spinning de côté pendant deux semaines. Je ne suis pas non plus sans savoir que des beignes, des tourtières, des pâtés et des sablés n’ont jamais tué personne. L’affaire, c’est que je me suis habituée à bouger et que la pâte à tarte me donne des brûlements d’estomac astheure. Comprenez-moi bien, je ne boude pas ma part de ragoût de boulettes, mais j’aime bien briser ces traditions alimentaires un brin excessives en cuisinant, entre un souper de raclette et un dîner de soupe au pois, un bibimbap pour toute ma famille. C’est ce que j’ai fait et ç’a fait un bien fou à toute la maisonnée. Même qu’on a encore plus apprécié la nourriture traditionnelle saguenéenne après ces quelques intermèdes «plus santé».

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Je m’étais aussi promis de rester active malgré mon désir ardent de farniente. Alors j’ai lu, j’ai écouté des séries, j’ai joué à la chasse à l’as et au mille bornes mais, après, je suis sortie avec mes proches prendre l’air. C’est ainsi que l’on s’est adonnés tous ensemble à la marche en forêt et qu’on a passé des heures à monter la butte derrière le chalet pour la redescendre sur nos crazy carpet. Même que tantôt, mon chum et moi avons mis deux enfants dans un traîneau et les avons tirés sur plusieurs kilomètres.

Le plus merveilleux là-dedans, c’est que j’ai fait de l’exercice avec les rires de mes enfants comme musique. Ils ont eu un plaisir fou à dévaler les côtes à toute vitesse et à me hurler d’aller plus vite quand je remontais la pente. Je vous jure qu’en revenant, j’étais en sueur et je n’avais pas l’impression d’avoir fourni moins d’efforts que lorsque je pousse le traîneau sur le faux gazon du gym. Je n’ai donc eu aucun remords quand je suis rentrée à la maison et que ma maman m’a offert un thé brûlant accompagné d’un sucre à la crème. Je l’ai englouti en me disant que c’était tout de même formidable de pouvoir manger tout ça sans culpabilité parce que j’avais tenu ma promesse de continuer à bouger pendant mes vacances.

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Geneviève Pettersen est l’auteure de La déesse des mouches à feu (Le Quartanier)

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