Sport extrême au féminin: la passionnée des flots

« Vivre à fond le moment présent, c’est le meilleur moyen de s’accomplir. » C’est en kayak de rivière que Shéril Gravel, 29 ans, ressent le plus ce sentiment.

 

 

KAYAK_1Shéril Gravel s’est retrouvée dans un kayak il y a sept ans. Et c’est devenu sa raison de vivre, été comme hiver ! « C’est rendu maladif, avoue-t-elle en riant. Tous les nouveaux rapides que je franchis représentent un accomplissement qui rehausse mon estime personnelle. » Après avoir terminé un baccalauréat en Intervention plein air à l’Université du Québec à Chicoutimi, la jeune femme a travaillé pendant trois ans comme kayakiste de sécurité, guide de rafting et instructrice au Québec et dans l’Ouest canadien. Ce qui lui a permis d’être sur l’eau tous les jours.

À LIRE: Sport extrême au féminin: l’amoureuse des grands espaces

Aujourd’hui installée à Saguenay, elle a trouvé le juste équilibre entre kayak, défis personnels et professionnels. Hors de l’eau, elle se réalise pleinement en organisant des événements d’envergure, entre autres pour le Grand défi Pierre Lavoie, les Jeux du Québec et le cégep de Chicoutimi. « Le kayak a changé ma vie, dit l’ancienne nageuse synchronisée. Je veux maintenant partager avec les autres tout le bien qu’il m’a apporté. » Avec deux amies, elle a lancé le mouvement Pink Water, dont l’objectif est de créer une communauté de kayakistes et de tenir un événement annuel d’initiation à l’eau vive pour les femmes.

Pour attirer le grand public, Pink Water propose un programme comprenant kayak de rivière, rafting, luge d’eau, yoga, massothérapie et bonne bouffe. « Pendant une fin de semaine, une gang de filles vivent une belle expérience. Avec des peurs, des pleurs, des rires, mais surtout du dépassement de soi. Ça crée une ambiance et une énergie très positives », résume Shéril.

GALERIE_SHÉRILÀ LIRE: Sport extrême au féminin: la reine des vents

Lors de la première édition, au printemps 2014, plus de 70 femmes sont venues dompter les rapides de la rivière Mistassibi, au nord du lac Saint-Jean. L’année suivante, elles étaient 90. Devant ce succès, Shéril et ses collègues souhaitent développer un volet pour les moins de 18 ans et amener Pink Water sur la scène internationale. « On veut créer un mouvement ­mondial ! » Cette année, ça se passe les 18 et 19 juin.

À LIRE: Sport extrême au féminin: la chasseuse des mers

Impossible d'ajouter des commentaires.