Testé et approuvé: l’escrime

Notre chroniqueuse Geneviève Lefebvre a essayé l’escrime. Un sport qui éblouit par sa beauté, son raffinement et l’incroyable richesse de son vocabulaire.

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J’avais frétillé sur mon siège en regardant les duels de Zorro, de d’Artagnan et du vicomte de Valmont. J’étais mûre pour m’essayer à l’escrime, un sport inégalable en élégance comme en superbe.

J’arrive au Club Lagardère, prête à en découdre, des images de films de cape et d’épée plein la tête. Je suis accueillie par Claude Daviault, maître d’armes depuis plus de 30 ans, l’homme téméraire chargé de m’enseigner les rudiments du maniement du fleuret, de l’épée et du sabre.

Fencer
Photo: iStock

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On commence par s’échauffer en courant, puis on fait quelques exercices qui visent à décoincer les articulations et à assouplir les tendons. L’escrime est une danse, et la souplesse est un élément fondamental de toutes les figures.

Pour s’exercer à cet art, on doit d’abord en vêtir la tenue : plastron blanc, gants et masque protecteur grillagé. Me voir ainsi parée ne fait qu’enflammer davantage mon imagination… Claude commence par m’enseigner les trois principes de base – la concentration, la vitesse d’exécution et la précision. Les grands champions sont ceux qui allient attaque imparable et capacité de concentration sans faille. En cette ère où l’omniprésence des écrans fragmente notre attention, ce n’est pas un mince exploit.

J’apprends à tenir un fleuret de façon que mon bras soit « solidaire de ma lame » ainsi qu’à « protéger ma garde », qui ne doit jamais faillir, faute de quoi mon adversaire pourrait m’embrocher !

Après m’être exercée aux principales poses, j’obéis aux directives de Claude : « Marchez, bond en avant, bond en arrière, fendez, touchez, rompez, rompez, rompez ! » Suivent quelques chorégraphies simples : parer un coup, feindre pour déjouer l’adversaire, fendre et, à la fin de l’envoi, toucher (enfin, pas tout à fait, car il faut de l’entraînement).

Oui, c’est une danse, un menuet que l’on maîtrise du poignet. Une élégance du corps et de l’esprit, un sport stratégique où il faut être agile comme Scaramouche et rusé comme un renard.

À la fin de ma séance, je suis exténuée, mais j’ai le cœur content et une seule envie : revoir Cyrano de Bergerac !

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Pour qui ? Les romantiques surannées, celles qui veulent développer leur capacité de concentration et les adeptes de beaux mouvements.

Où ? Club d’escrime Lagardère, 5115, rue Rivard, Montréal. Pour plus d’informations, il y a la Fédération d’escrime du Québec.

Combien ? Un cours (débutant) par semaine, 90 $ la session. Et (en option) une pratique libre par semaine, 130 $ la session. Le Club prête l’équipement aux débutants.

 

 

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