L’escalade, aussi athlétique que mathématique

Pour les aventurières qui s’ignorent et celles qui ont envie de monter «un peu plus haut, un peu plus loin».

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Pour mon premier essai sur un mur d’escalade, je suis guidée par Simone, grimpeuse des plus expérimentées. Elle sera à la fois mon instructrice et mon « assureuse », c’est-à-dire celle qui contrôle la corde de sécurité à laquelle je suis attachée. Pas de danger de chute et un soutien moral infaillible pour vaincre la peur des hauteurs à 12 mètres au-dessus du sol.

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Photo: Max Schulz/Getty Images

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En nouant la corde de mon harnais, la coach m’explique le système qui détermine les niveaux de difficulté, le même que celui de la randonnée. Conçus par des grimpeurs professionnels, les parcours sont identifiés par des couleurs et il y en a pour tous, de débutant à expert.

Ma première ascension est de niveau 5,2. Je dois monter en utilisant les pitons jaunes. C’est plutôt facile sur le plan de l’effort physique, mais je réfléchis trop aux meilleurs endroits où poser les pieds et les mains… Et je fais l’erreur de regarder en bas à mi-chemin. Oh boy ! J’ai besoin d’une courte pause afin d’apprivoiser mon vertige. « Ça va ? » demande Simone, très calme.

Lâcher prise pour la descente est aussi une étape cruciale. Si je laisse la paroi pour m’abandonner au vide, je remets mon destin entre les mains de Simone, qui tient une simple corde. Quelle excellente façon de tester sa confiance dans sa partenaire.

À mon deuxième essai, on augmente le coefficient de difficulté, tant physique que stratégique, sur un parcours plus ardu. J’ai retenu la leçon : ne pas réfléchir, laisser mon corps me guider sur la paroi et, surtout, ne pas jeter de coup d’œil vers le sol. Cette fois-ci, je « ressens » pleinement mon escalade, je grimpe à toute vitesse jusqu’en haut, sans peur, et j’éprouve même un rush d’adrénaline comme j’en ai peu connu dans ma vie.

Encore une autre montée, plus périlleuse : même énergie, même plénitude. Les plongeurs connaissent bien l’ivresse des profondeurs. Eh bien, je peux affirmer que l’ivresse des hauteurs, ça existe ! Malgré l’effort physique fourni (tous les muscles sont sollicités, même ceux des mains), on se sent comme Spiderman à la conquête des sommets.

J’ai eu tellement de plaisir que j’ai voulu expérimenter « le bloc » : un mur moins haut, où l’on n’est pas attaché. En cas de chute, de gros matelas nous attendent.

En escalade, le plus grand danger, c’est de devenir complètement accro.

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Pour qui ? Les aventurières qui s’ignorent et celles qui ont envie de monter « un peu plus haut, un peu plus loin ».

Où ? Zéro Gravité.

Combien ? Essai solo avec moniteur privé pendant une heure, 35 $ ; essai en duo, 25 $ par personne. Après l’essai, pour avoir le droit d’escalader en duo sans moniteur, il faut passer l’accréditation d’assureur « moulinette », 42 $. D’autres centres d’escalade au Québec sur fqme.qc.ca.

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