Générale

C'est une poupééééée...

J’ai appris à dire non très tôt, vers l’âge de deux ans. En le lisant ce matin, j’ai réalisé que j’ai bien fait sur le plan marketing. Il paraît que les filles ont beaucoup de mal à dire non. C’est pas étonnant, on s’imagine qu’on nous aimera moins si on dit non alors que c’est souvent le contraire.

Je l’ai fait d’abord pour me protéger, ensuite parce que je suis jalouse du temps que je consacre à mes confitures ou à mes amis, je l’ai fait par nécessité (un enfant, ça vous focusse l’attention d’une fille), je l’ai fait par paresse (tant pis, je foxe), je l’ai fait parce que j’ai vite compris qu’à me diluer ou verser dans la surexposition, je faisais baisser les enchères et tirais dans tous les sens.

Je l’ai fait par instinct, surtout, sachant que je ne pouvais pas me démultiplier. Je dis oui à l’un lorsque je suis certaine d’en terminer avec l’autre. J’aimerais dire oui à tout le monde mais j’annulerais plus souvent et je ne suis pas de nature polygame.

Il y a quelques jours, ma grande chum me disait que grâce à moi et mes théories à la « non », elle avait refusé de retourner à la télé. Elle s’était choisie, enfin. Je trépignais de joie pour elle. Elle s’était choisie avec le risque que ça ne paie pas (tout de suite!) mais en étant certaine qu’elle aurait le temps d’y mettre l’effort. Ce show de tounes pour enfants, cette émission d’art, cette télésérie, ce recueil de nouvelles, tous ces projets remis ne peuvent prendre forme que si on leur fait la place qu’ils méritent.

Mais n’allez pas croire, j’adore dire oui aussi. Tiens, on m’a proposé d’aller au Quartier Dix30 vendredi (répertorié sur le site de Vacances Québec!), ce haut-lieu de la culture du 450. J’ai dit oui. J’ai même griffonné une liste de choses dont je n’ai pas vraiment besoin pour faire comme tout le monde: fusils à eau, trotinette à deux roues, hot pants en vinyle et sandales de guidoune pour ma chronique chez Languirand (y’a une succursale d‘Il Bolero?). Brossard, here we come. Yes week-end!