Générale

TDLG et LSD

« Te rends-tu compte qu’à part quelques sportifs de haut niveau, y’a pas grand monde qui est payé pour prendre de la drogue au Canada? Et moi, je fais pas pipi dans le ti-pot« , écrivais-je ce matin à un copain qui n’en fume pas du bon mais essaie de me comprendre depuis longtemps.

Bon, voici en substance comment nous nous sommes fait faire la morale par une plante verte, Languirand et moi. Si jamais vous avez envie de vous mettre dans un mood « qui suis-je, où vais-je, dans quelle étagère? », c’est l’occase qui fait le larron.

Photo: Jacques Nadeau

Parlant de larrons (en foire), je me suis fait réveiller à 5h30 par une Clo droguée par une semaine de TDLG, de ski, d’amour de tous bords tous côtés. Elle ne s’était pas couché de la nuit: « Salut ma Blo, je t’appelles de Cap-aux-Os, ton pays. D’un côté y’a la lune qui se couche pis de l’autre les premières lueurs « roges » du soleil sur la Baie de Gaspé pis Forillon. Tu nous manques ma chérie! C’est pas le Népal icitte mais c’est beau en maudit! » Ouais… l’an prochain, promis, juré.

Derrière elle, l’accordéon jouait « Nous ne sommes que de passage dans cette vie« , du country. J’ai versé une larme. Fallait. Dans mon lit elle a coulé. Là-bas, elle aurait figé sur ma joue. La Clo oubliait de me dire qu’il faisait -24 Celcius sur la baie. Les skieurs ont goûté à tout cette semaine: le ski à la pluie battante suivi du patinage artistique sur la glace, des p’tits boires à l’érable et ben de la musique pour les encourager à l’arrivée. J’ai à peine eu le temps de faire une joke de cul, ma Clo était déjà repartie rien que sur une fesse pour aller faire son pitch de 6h20 à RDI. Elle, sa drogue, c’est l’action. Et honnêtement, je ne connais pas grand skieur qui serait capable de la suivre hors piste. Ce soir, ma Clo inaugure son « èglèzze » à Gaspé, la religion transformée en Centre culturel. Elle compte financer la culture en vendant des lampions signés Lagerfeld ou Starck. Elle en allume du bon!