Vie pratique

Comment dénicher le matelas qui nous convient

On le choisit en mousse, en latex ou avec ressorts ? On l’achète en ligne ou pas ? Le choix d’un matelas ne doit pas se faire à la légère, puisqu’une bonne nuit de sommeil en dépend souvent. Des experts font part de leurs astuces.

Les questions à se poser

Avant de commencer à magasiner un matelas, il faut se poser certaines questions. Est-ce qu’on a un problème de sommeil lié à de l’inconfort ? Est-ce qu’on a tendance à avoir chaud la nuit ? Est-ce qu’on a une morphologie particulière, comme une déviation de la colonne ou un surplus de poids ? « Ces aspects permettront d’orienter notre choix », indique le physiothérapeute et conférencier Denis Fortier. Mais attention ! Un nouveau matelas ne réglera pas un problème de dos, selon lui. Frédérique Caron-Émond, physiothérapeute à Apex Physio, est du même avis. « Il vaut mieux prendre rendez-vous pour une évaluation musculo-squelettique auprès d’un physiothérapeute avant de changer de matelas en raison d’un inconfort », recommande-t-elle.

Les différents matériaux

En latex, en mousse ou avec ressorts ? Tous ces matériaux sont offerts en différents niveaux de soutien: moelleux, semi-ferme ou ferme. À noter que ces catégories peuvent varier selon les marques. Le meilleur moyen de déterminer quelle technologie nous convient le mieux est d’en faire l’essai. « Je comparerais l’achat d’un matelas à celui d’une paire de chaussures », explique Denis Fortier, auteur de nombreux ouvrages, dont 99 façons de soulager les douleurs au dos et au cou (Trécarré).

  • Le latex Produit d’origine naturelle, le latex est écologique et il assure un soutien uniforme. De plus, grâce à sa bonne ventilation et sa haute densité, il réduit au maximum la prolifération d’acariens. Il faut toutefois être vigilant, car on trouve aussi sur le marché des versions synthétiques, qui n’offrent pas toutes ces caractéristiques.
    De 1800 $ à 5500 $ pour un grand lit/queen
  • La mousse Le matelas le plus en demande est celui en mousse à mémoire de forme. Cette matière, qui a gagné en popularité avec l’apparition des matelas en boîte, a été inventée par la NASA. Elle épouse le corps, réduit les points de pression en plus de favoriser la détente. Toutefois, la mousse tient au chaud. Si on a tendance à transpirer, on optera pour un modèle doté d’une technologie de régulation de la température.
    De 600 $ à 4000 $ pour un grand lit/queen
  • Les ressorts Qu’ils soient ensachés, continus ou coniques, les ressorts ont pour fonction d’assurer le support. Les matelas conçus selon cette technologie sont les plus communs sur le marché. Ils garantissent une bonne indépendance de couchage, de sorte qu’on ne sera pas dérangé par les mouvements de son partenaire.
    De 300 $ à 3000 $ pour un grand lit/queen

Sur mesure

Il est même possible de se faire fabriquer un matelas sur mesure. Dans son atelier, à Anjou, Claude Savoie, propriétaire de Matelas Personnel, confectionne des matelas assurant un confort personnalisé à chaque partenaire. « Mon objectif est d’offrir une solution écologique et durable. Nos matelas sont réversibles et dotés de fermetures éclair qui permettent de remplacer, réparer et interchanger la matière afin de conserver une surface égale et un soutien impeccable au fil du temps. »

La position de sommeil

Dormir sur le côté ou sur le dos permet de conserver un alignement du corps optimal. « La position sur le ventre est à éviter. Si on dort sur le côté, un matelas trop ferme ne sera pas idéal puisque l’épaule et la hanche ne pourront pas s’y enfoncer. Si on éprouve des douleurs articulaires, on appréciera le confort de la mousse mémoire, qui épouse le corps. À l’inverse, une personne qui souffre d’une instabilité lombaire n’aimera probablement pas cette technologie puisque ce sera difficile pour elle de changer de position », explique Frédérique Caron-Émond.

La période d’essai

Il faut environ deux semaines pour s’adapter à un nouveau matelas. Il est donc important de vérifier la période d’essai offerte par le fabricant. Pour les matelas vendus en ligne, comme Polysleep, Endy et Casper, la période d’essai est en général de 100 nuits avec retour gratuit. « On ne doit pas hésiter à rendre le matelas s’il ne convient pas », souligne Denis Fortier. Dans le cas d’un retour, le fabricant planifie le ramassage et il n’est pas nécessaire d’emballer le matelas.

Le marketing trompeur

Des vendeurs n’hésitent pas à brandir l’avis de spécialistes pour mettre en valeur certains de leurs matelas. « Il faut savoir qu’il n’existe pas de démonstrations scientifiques concernant les produits du sommeil », assure Denis Fortier. D’autres fabricants garantiront la durée de vie d’un matelas. Il s’agit là encore de marketing. C’est d’ailleurs ce qui a motivé Claude Savoie à concevoir des matelas qui peuvent être remis à neuf aussi souvent que le consommateur sent que le sien ne répond plus à ses besoins, par exemple parce qu’une partie s’est affaissée.

Les oreillers aussi

Les physiothérapeutes Denis Fortier et Frédérique Caron-Émond recommandent d’apporter son oreiller lorsqu’on magasine un matelas. Selon notre position de sommeil et la fermeté du produit choisi, il faudra possiblement changer d’oreiller.

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