Santé

Lifting du visage

« J’ai entendu parler d’une nouvelle technique de lifting du visage qui consiste à remonter les muscles sous la peau. Est-ce coûteux ? Les résultats sont-ils durables ? »

Il ne s’agit pas d’une nouveauté. Depuis le début des années 1980, les chirurgiens plasticiens effectuent, dans de nombreux cas, un lifting « à deux étages » du visage et du cou.

Pourquoi deux étages ? Parce que, en plus d’effectuer la traction classique sur la peau (ce à quoi se limitait autrefois le lifting), l’intervention consiste aujourd’hui à exercer une traction sur un autre « étage » : les muscles de la face et du cou. Travailler ainsi donne des résultats supérieurs et plus durables.

Les muscles du visage
Cette enveloppe des muscles du visage a pour nom « système musculoaponévrotique » ou SMAS. La musculature y est fixée. C’est sur cette enveloppe que l’on tire au moment d’un premier lifting. On n’y touche pas à l’occasion d’une deuxième intervention en raison des tissus cicatriciels après la première. La qualité et l’épaisseur du SMAS varient d’une personne à l’autre, ce qui peut affecter le résultat du lifting.

Les muscles du cou
Les effets de la gravité et de l’étirement se manifestent non seulement sur la peau, mais aussi sur le muscle peaucier qui se trouve de chaque côté du cou – absent au centre –, de la mâchoire à la clavicule.

Une courte incision sous le menton permet de rapprocher vers le centre les muscles relâchés pour éliminer les chairs qui pendent. Pour faire image, c’est comme si on boutonnait un manteau pour éviter que ses pans ne tombent. Pour compléter la traction sur le SMAS du visage, on procédera à une traction sur le muscle peaucier, sous l’oreille, afin de le retendre.

Le travail sur les muscles n’augmente pas le coût d’un lifting (environ 10 000 $ pour le visage et le cou).

Roland Charbonneau, chirurgien plasticien, exerce à la Clinique OPMEDIC, à Laval.