Ski de fond: le sport de Mathilde-Amivi Petitjean

Comment as-tu eu la piqûre?
Comme tous les enfants de Savoie, je suis allée faire du ski de fond avec ma classe. J’avais sept ans et c’était la première fois que je chaussais des skis. Ç’a été le coup de foudre! J’étais tellement enthousiaste à mon retour à la maison que mes parents ont décidé de m’inscrire au club régional. Je n’ai jamais arrêté depuis.
Qu’est-ce que le ski de fond t’apporte?
Pour moi, c’est une école de la vie. Je me suis développée comme femme et comme athlète en même temps. Mon sport m’a appris à être autonome, à prendre des décisions, à m’affirmer, à accepter la défaite et à avoir confiance en moi. J’ai réalisé que j’étais capable de vraiment me dépasser. Je me suis aussi fait beaucoup d’amis, entre autres au Centre Pierre-Harvey, à Québec. Le ski de fond est peut-être un sport individuel sur la piste, mais c’en est un d’équipe dans la vie de tous les jours. On s’épaule et on se pousse à aller plus loin.
Qu’est-ce que ce sport a de particulier?
Skier, c’est se retrouver seule, sans trop penser, une façon de s’évader. Être dans la nature à glisser sur une neige magnifique tout en respirant l’air pur, c’est vraiment le top! Bien sûr, pour moi, c’est d’abord un entraînement, auquel je consacre de 15 à 25 heures par semaine, 11 mois par année, mais ça reste un plaisir. J’ai toujours envie d’y aller, même quand ça ne va pas très bien ou que la météo est moche. Dès que je monte sur mes skis, je me sens mieux.
Quels sont tes endroits préférés pour t’entraîner?
En France, c’est sur le plateau des Glières, un lieu historique qui a servi aux membres de la Résistance pendant la Deuxième Guerre mondiale. C’est là que j’ai commencé à skier et j’y suis très attachée. Au Québec, j’adore m’entraîner au mont Sainte-Anne. La possibilité d’y croiser des ours et des orignaux, c’était complètement nouveau pour moi. J’aime aussi me rendre à Lahti, en Finlande. Les pays scandinaves sont un peu la mecque du ski de fond.
Ton souvenir le plus marquant?
Ma première cérémonie d’ouverture, aux Jeux olympiques de Sotchi, en 2014. J’étais porte-drapeau pour mon pays natal, le Togo. C’est un moment dont je me souviendrai toute ma vie. Me retrouver devant autant de gens, c’était incroyable! En plus, c’était la première fois que le Togo était représenté aux Jeux d’hiver.
Êtes-vous extra?
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Après des études en chant classique au Conservatoire de musique de Québec, Andréanne Moreau a complété son baccalauréat en journalisme à l'Université du Québec à Montréal (UQÀM) et est devenue journaliste dans les hebdos locaux de TC Média, sur l'île de Montréal. C'est là qu'elle s'est fait remarquer pour ses portraits et ses reportages près du style du magazine et a été recrutée par Châtelaine. Pendant trois ans, elle y a couvert l'actualité féministe mondiale dans la section Planète Femmes, la santé et l'activité physique. Elle a également réalisé quelques longs reportages, notamment au sujet de la grossophobie médicale, de la libido et de l'anatomie féminine. Andréanne met maintenant sa plume au service de l'Orchestre Métropolitain et de son chef d'orchestre Yannick Nézet-Séguin, pour qui elle est conseillère en communications et relations publiques.

