Marie-Thérèse Fortin : ma vie en 5 livres

Découvrons ses livres phares.

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Elle est l’une de nos meilleures comédiennes, à l’aise dans tout : télé, cinéma, théâtre (notamment dans Belles-Sœurs). Avant de la retrouver dans Mémoires vives, une nouvelle télésérie de Radio-Canada en ondes en janvier, découvrons ses livres phares.


Les malheurs de Sophie (1859)
Ma première lecture, avec Le petit prince de Saint-Exupéry. Je viens de la campagne, d’une famille de 10 enfants. On n’avait pas une bibliothèque très garnie, alors on lisait et relisait les mêmes livres, dont ceux de la COMTESSE DE SÉGUR. Sophie avait mon âge, vivait dans un château et passait l’été à la campagne. Tout ce qui lui était interdit m’était permis. Je trouvais ses parents très sévères. Je ne me souviens pas du prénom de ses amies. Seule Sophie m’intéressait : débrouillarde, elle expérimentait plein de choses.


La détresse et l’enchantement (1984)
J’ai d’abord été happée par le titre. À l’époque, j’étais une jeune actrice qui se demandait ce qu’elle allait faire. Cette autobiographie a été un choc. J’ai été chavirée par le récit, par la relation de
GABRIELLE ROY avec sa mère, son courage au moment de partir toute seule pour la France… Je me rappelle lire le passage de la mort de son père et sangloter. Je l’ai relu souvent et j’ai même fait un spectacle à partir d’un collage de textes. Cet ouvrage aurait mérité un grand prix comme le Goncourt.


La conversation amoureuse (2000)
C’est Bernard Pivot, dont j’adorais l’émission, qui m’a incitée à lire ce roman, l’histoire d’une femme mariée et enceinte qui conduit ses enfants à la garderie et rencontre un homme marié et père de famille. Ce qui m’a étonnée, c’est l’acuité avec laquelle ALICE FERNEY – une scientifique – décrit la façon dont un homme voit sa relation amoureuse. C’est tellement juste qu’on se dit : « Elle n’a pas pu écrire ça toute seule. » On devrait lire ce livre à  40 ans, comme j’avais à l’époque, ou même avant…


L’oubli que nous serons (2010)
J’ai acheté ce livre d’HÉCTOR ABAD par curiosité : l’oubli que nous serons, c’est fatalement ce qui nous attend. On y raconte la vie d’un homme formidable qui aurait été oublié sans ce récit fait par son fils, 20 ans après son as­sassinat. Le père de l’auteur était médecin en Colombie, et accomplissait un travail de terrain auprès des démunis. Il faisait tout pour réduire la mortalité infantile. Un livre d’un humanisme bouleversant. Par de petits gestes et un engagement sans faille, cet homme a permis de changer les choses.


À la di Stasio (2004)
JOSÉE DI STASIO a révolutionné la cuisine : peu importe la recette, c’est simple, c’est bon et tout le monde se pourlèche les babines. À la fête de chacune de mes belles-sœurs (les 15 que compte le spectacle Belles-Sœurs), je prépare le gâteau au chocolat du Cluny. La pasta à la Caponata (à l’aubergine) de Josée est d’ailleurs devenue un de mes classiques. Confidence : j’ai même supplié pour participer à son émission. Ça a marché, et j’y ai fait le bouilli de maman, qu’elle concoctait chaque mois d’août avec les légumes de son jardin.

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