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6 fines herbes à cultiver et à mettre partout en cuisine !

Elles enjolivent nos platebandes et nos balcons, relèvent nos plats et nos boissons, parfument nos maisons... Les fines herbes sont polyvalentes, en plus de titiller nos sens. En voici 6 à découvrir.

Fines herbes

Photo : Wikimedia/Karelj

L’agastache

Jolie, parfumée, délicieuse… Cette vivace a tout pour séduire. Même les abeilles l’apprécient ! « Elle a des valeurs culinaires et ornementales, mais aussi écologiques, car ses fleurs en forme d’épis bleus ou blancs attirent les insectes pollinisateurs », souligne Lili Michaud, agronome urbaine et autrice du livre Les fines herbes, de la terre à la table (Multimondes).

On l’apprête… en boisson. Ses saveurs d’anis et de menthe agrémentent à merveille les tisanes. On récolte les feuilles que l’on fait sécher, et que l’on infuse.

Elle a besoin… d’une terre légèrement fertile. Pour qu’elle survive d’une année à l’autre, on la plante en pleine terre, au printemps. Elle pousse également en pot, mais pour une seule saison.

Fines herbes sariette

Photo : Unsplash/Alejandro Pinero Amerio

La sarriette d’été

Cette annuelle de 20 à 30 cm aux fines feuilles vert foncé révèle en bouche un léger goût de poivre.

On l’apprête… fraîche ou séchée. « J’en mets dans ma soupe aux pois, comme toute personne d’un certain âge », dit à la rigolade Marthe Laverdière. L’horticultrice l’utilise aussi pour relever son steak, qu’elle saupoudre de sarriette d’été, de romarin et de marjolaine. Un mélange maison d’herbes de Provence, quoi !

Elle a besoin… de soleil et d’une terre pauvre. L’autrice de la série de livres Jardiner avec Marthe 1 et 2 (Les Éditions de l’homme) conseille de planter les semences dans un pot, en mars, pour ensuite les transférer en pleine terre, dès le dégel.

Fines herbes

Photo : wikimedia/Peon374

La coriandre vietnamienne

Si sa saveur citronnée s’apparente à celle de la coriandre classique, son allure, elle, est bien différente. On la reconnaît par ses feuilles vertes lancéolées – en forme d’une pointe de lance – et marquées d’un V couleur bourgogne.

On l’apprête… fraîche. Elle est parfaite pour aromatiser les sautés de viande ou les rouleaux de printemps. Pour une saveur citronnée plus intense, on choisit des jeunes feuilles.

Elle a besoin… d’un sol légèrement fertile. Marthe Laverdière ajoute même une petite quantité de compost chaque année. Très facile à cultiver, cette annuelle se sème au printemps, directement dans la terre ou dans un pot.

Fines herbes livèche

Photo : wikimedia/David J. Stang

La livèche

Non, ce n’est pas un céleri ! Ses feuilles ressemblent à celles de la plante potagère et sa saveur est similaire, quoique plus prononcée. Mais, contrairement au céleri, c’est une vivace. Voilà pourquoi on la surnomme « céleri perpétuel ».

On l’apprête… en salade. Marthe Laverdière et Lili Michaud recommandent aussi d’en ajouter dans les potages. Mais attention ! On l’utilise avec parcimonie, car son intensité pourrait couvrir les autres saveurs. Sa tige creuse peut aussi servir de substitut de paille dans un bloody Mary ou un jus de légumes. « On obtient un léger goût de livèche », précise Lili Michaud.

Elle a besoin… d’être plantée en pleine terre. Et pour cause. Sa taille, qui peut atteindre 1,5 m de hauteur, et sa robustesse font d’elle une vivace qui nécessite beaucoup d’espace. Elle apprécie le soleil tout comme la mi-ombre.

Fines herbes

Photo : wikimedia/Risacher

Le basilic thaï

On peut le distinguer du basilic courant par ses feuilles plus lisses et ses fleurs pourpres qui sont si belles que « ça vaut la peine de le laisser fleurir », suggère Lili Michaud.

On l’apprête… dans des sautés et des salades. Son arôme anisé se marie à merveille avec les mets thaïs et vietnamiens. On ajoute les feuilles à la toute fin de la cuisson, sinon elles perdent leur saveur à la chaleur.

Il a besoin… de beaucoup d’eau ! Et cette annuelle est frileuse, alors on la plante une fois tout risque de gel écarté. C’est d’ailleurs la dernière fine herbe à mettre en terre ou en pot, dans une terre riche.

Fines herbes

Photo : wikimedia/Pau Pámies Grácia

L’estragon français

« Ne pas le confondre avec l’estragon de Russie », prévient Lili Michaud. Comment les différencier ? En goûtant ses longues feuilles étroites. L’estragon français aura un goût prononcé et anisé alors que le russe sera insipide.

On l’apprête… en vinaigrettes, en salades, dans une omelette, en soupe. Il est polyvalent. On peut même en aromatiser un beurre que l’on déposera sur un poisson. Un délice !

Il a besoin… de la chaleur du soleil, bien qu’il s’accommode bien des conditions semi-ombragées. On plante cette vivace au printemps, idéalement en pleine terre et dans un sol fertile.

 

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