Prochain arrêt je débarque

Le temps de dire "à bientôt"

Savoir quitter, se renouveler. Une dernière pirouette pour dire "au revoir".

Cette fois-ci, je ne m’épancherai pas sur l’élection houleuse de Pauline Marois. Je le fais ici. Et je ne commenterai pas non plus le départ de Jean Charest; je l’imiterai… farewell.

Sept ans (et trois quarts) depuis mes débuts dans la blogo… Voilà le temps de tirer ma révérence et de me consacrer à autre chose; d’autres projets, comme on dit. Difficile décision mais que je ne puis repousser davantage. J’ai entendu « l’appel » 😉

Sept ans, c’est le temps que met la peau à se renouveler. Je change de peau, donc.

Je ne peux quitter ce village dont j’ai été la « mairesse » sans remercier tous ceux qui l’ont rendu vivant et intéressant, lieu de rencontre et d’échanges nourrissants. Ce blogue, c’était vous, d’abord, ses lecteurs et citoyens que je vais saluer comme une politicienne au lendemain d’une victoire.

Ses visiteurs, donc, les inaudibles et les autres, ceux qui commentaient. Les M. Marcoux, les Lalouve, les Denis T, les David, les Lorraine, les Canelloni et les Amarre. Tous ceux et celles qui ont ajouté de l’eau au moulin de mes mot dans un respect qui m’a toujours épatée. Pas de foire d’empoigne ici. Suave politesse, générosité du lien, empathie pour l’autre, tolérance et immense culture, partage de la soupe populaire. Quelle élégance! J’ai été choyée tout du long. Sans compter les extras, chacun se reconnaîtra… J’emporte avec moi toute votre humanité.

Et il y a tous les autres que je ne nomme pas non plus, recherchistes anonymes ou généreux, qui m’ont pistée sur un tas de sujets. À cet égard, un merci tout spécial à mon mari, François Delorme.

J’aimerais remercier au final, toute l’équipe web de Châtelaine -particulièrement, Mélanie Thivierge- pour son ouverture d’esprit et sa coopération. Longue vie à vos écrits!

« Les vrais voyageurs sont ceux-là qui partent pour partir » écrivait Baudelaire. Je vous laisse sur ma devise personnelle en vous souhaitant bonne route:

Impose ta chance,
serre ton bonheur
et va vers ton risque.
À te regarder, ils s’habitueront.
(René Char)

JN-JOBLO-CLEAN-UP.Photo: Jacques Nadeau, Le Devoir

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