Une patate démotivée

Quel fantôme nourrit mes manques de motivation?

 

FamilleToutCompris-MariannePrairie

J’ai reporté l’écriture de ce texte au moins quatorze fois. Le mois de novembre me donne envie de m’emmitoufler dans des lainages douillets, d’avoir une tasse de thé fumant à la main, et de ne rien faire de plus que fixer la grisaille ambiante d’un œil hagard. Le spleen, c’est super pour écrire des poèmes, mais pas très inspirant pour une rubrique sur la famille. Meh.

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C’est donc en errant comme une âme en peine (sur Internet), que je suis tombée sur un billet qui m’a requinqué la blogueuse. Le sujet : accomplir des choses même en étant une patate complètement démotivée. Je l’ai pris personnel. Dire que je l’ai lu avec grand intérêt est un euphémisme.

Dans la liste, certains trucs recoupent quelques-unes de mes idées anti-procrastination proposées au printemps, notamment éviter les médias sociaux et s’octroyer des récompenses. J’ai tout de même appris l’existence de la règle des 20 secondes, un concept proposé par un professeur américain. Si une tâche vous rebute, rendez-la plus « accessible » de 20 secondes. Par exemple, regrouper les items pour votre lunch la veille rendra l’assemblage plus facile le matin venu et vous évitera peut-être de dîner au resto.

Mais là où j’ai eu un genre d’illumination, c’est à la lecture de cette phrase : « Trouvez ce qui vous fait peur. » J’avais toujours mis ma procrastination chronique sur le dos de la paresse ou de la fatigue, jamais sur celui de la peur. Et bien après une petite introspection, j’arrive à cette conclusion : si je me défile, c’est parce que je suis une perfectionniste finie. J’aime parfois mieux ne rien faire que me tromper. J’angoisse à l’idée de remettre un travail qui n’est pas impeccable. C’est là que le cercle vicieux s’enclenche : plus la date de tombée approche, plus je me sens coupable de n’avoir rien fait et plus je paralyse. À chaque fois, je me fie sur l’adrénaline pour me tirer de ma torpeur. Ça marche, mais ouf, il me semble que je me passerais de ce stress qui me tord les tripes.

Faut croire que le spectre de la femme parfaite me hante toujours. Je devrai sévir avec quelques séances d’exorcisme et de lâcher prise. Et vous, quel fantôme nourrit vos manques de motivation?

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Ah ben. Je n’ai même pas parlé de famille finalement. Complètement hors-sujet, la fille.

Oups.  Yé!

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