La belle vie d’Anne-Marie : Mes trucs pour jardiner urbain

Du kale, des fraises et des vivaces : le jardin d’Anne-Marie Withenshaw a poussé tout l’été. Notre chroniqueuse nous donne ses trucs et ses idées pour jardiner en milieu urbain. 

 

Anne-Marie Withenshaw

Je viens d’une famille de jardiniers amateurs. Ma grand-mère paternelle avait un potager de FEU dans sa cour de Montréal-Nord. Concombres, tomates, pois mange-tout, petits fruits, courgettes : ma Nanny avait de tout chaque été. Mon père, lui, est le roi des annuelles. Ses plates-bandes et paniers pourraient gagner des prix et il taille sa haie au ciseau (ou presque).  Lorsque l’on a emménagé dans notre maison actuelle, j’ai décidé de prendre mon pouce verdâtre en main et de devenir moi aussi une « jardineuse » urbaine.

Anne-Marie Withenshaw et sa fille

Contrairement à mon papa, je n’avais aucunement l’intention de TOUT recommencer chaque année. Je voulais planter des vivaces qui reviendraient et que mon jardin « serve » à quelque chose. Qu’en plus du beau, j’ai aussi du bon. J’habite sur un boulevard ultrapassant et ma cour est minuscule (elle ressemble plus à une terrasse). Je n’avais donc aucune idée de comment m’y prendre.  Ma collègue et amie Marie-Soleil Michon m’a suggéré de demander conseil à Antoine Trottier, de La Ligne Verte. Voici un petit avant/après de mon jardin-potager, de la fin du mois de mai à la mi-août, et quelques conseils transmis par Antoine et mon papa:

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1) Planter dans des boîtes

En milieu urbain, selon Antoine, c’est plus facile de contrôler la qualité du sol, le niveau d’eau, et d’éloigner les rongeurs si l’on plante fleurs, fruits et légumes dans des boîtes. C’est lui qui a construit sur mesure la boîte principale de mon jardin: elle est hyperdurable et assez haute pour que les ratons et les écureuils n’y viennent pas.

Boîtes de bois pour le jardin d'Anne-Marie Withenshaw

2) Ça va pousser, se décupler, et se mêler

J’avais toutes les intentions du monde d’avoir un potager rectangulaire bien organisé et « instagrammable », et de belles caisses de vin recyclées remplies de fines herbes. J’ai beaucoup arrosé, mais pas assez coupé. La bonne nouvelle: même si on s’occupe peu d’eux, les plantes et légumes sont robustes et vont continuer à pousser. La mauvaise nouvelle: ça donne un jardin vraiment bordélique où tu perds le contrôle de tes tomates et elles finissent par tenir avec un manche à balai. Mais l’abondance, je trouve ça finalement plus beau que la symétrie.

Jardin avant-après

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3)  Le boss de la plante, c’est toi

(Voir aussi le point 2.) Coupe les feuilles, dirige la tige, installe un tuteur, et donne de l’amour aux plantes, fleurs et légumes. Sinon, non seulement le potager sera-t-il moins beau, mais les légumes auront moins accès à la lumière, et mûriront moins vite.

4) Tout le monde peut faire pousser du kale

Vraiment. Depuis que j’ai compris que le chou vert frisé se multiplie comme une mauvaise herbe, qu’il est super décoratif, et qu’il ne demande aucun entretien, sinon une petite coupe-récolte des feuilles extérieures une fois par semaine, j’en plante partout, et j’en mange tout le temps.

Plant décoratif de chou frisé (kale)

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5) Les petits fruits, on aime

Même les petits fruits poussent mieux en pot, au début. Ma jardinière de fraises a été généreuse tout l’été. Elle est maintenant prête à être plantée dans le sol de mon jardin pour revenir rigoureuse l’an prochain.

6) Espace les vivaces

Physiquement, il faut laisser au moins 20 cm entre les plants. En fonction du calendrier de floraison, on choisit des espèces qui fleuriront à tour de rôle, de telle façon à avoir des fleurs du jeune printemps à la mi-automne. Eh oui, on peut encore planter des vivaces en août. Si vous étiez trop occupés au printemps, il est encore temps d’en profiter cette année, et votre investissement rapportera l’an prochain en plus 🙂

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