Chroniques

Potager urbain: c’est le temps de la récolte!

L’heure de la récolte a sonné! Mais quels légumes faut-il cueillir et à quel moment? Conseils d’expert.

Cet été, j’aspirais à faire pousser des légumes dans mon jardin.

Le moins que je puisse dire, c’est que j’ai été gâtée par la nature! J’en ai récolté tout au long de la saison.

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Mes laitues sont montées en graines. Mes bettes à carde, céleris, persil, ciboulettes, menthe, basilic, ont donné tout ce qu’ils avaient dans le ventre. Mon potager a été bien généreux, je trouve, pour cette première tentative d’agriculture urbaine. La preuve : une passoire remplie de verdures transformées en délicieuse salade croquante (j’ai haché le tout grossièrement, ajouté un filet d’huile d’olive, un peu de citron, tamari, levure alimentaire, sel et poivre, vous me direz).

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Si cette salade fut un succès, c’est que le temps a joué en ma faveur. Car la période la plus faste pour récolter, me dit Albert Mondor (merci, cher expert horticulteur, pour vos précieux conseils !), est fin août, début septembre. Avec lui, j’ai passé en revue chacun des plants de mon jardin pour en maximiser le rendement.

Laitue : on la cueille tôt en saison, car la laitue apprécie la fraîcheur – quand la température monte trop, elle fleurit, devient laiteuse, amère, bref immangeable (même mon lapin lève le nez dessus !). À la fin de l’été, plutôt que de la laisser former un « sapin », on la coupe au raz du sol. De nouvelles feuilles vont se former à partir du bout de tige restant, qu’on pourra récolter jusqu’en octobre.

Bette à carde : elle produit de nouvelles pousses tout au long de la saison, et très rapidement. On les cueille en plein cœur de l’été jusqu’au gel. La bette résiste bien au froid et peut passer l’hiver si on recouvre sa base de feuilles mortes et de beaucoup de neige. Ce légume, facile facile, est mon favori.

Céleri : on le coupe tige par tige ou en un seul coup – le trognon va donner de nouvelles feuilles délicieuses. Si on attend trop pour le cueillir, il devient coriace et perd de sa qualité gustative. Ce légume a besoin d’énormément de fertilisation, de compost et d’azote pour atteindre les dimensions de ses cousins, gigantesques, de supermarché. Me voilà rassurée sur ma modeste production.

Persil : on peut en prélever des bouquets tout au long de la saison, et même au-delà des neiges, à condition de recouvrir le plant d’une boîte de carton épais. Cette vivace fera la surprise de renaître au printemps.

Ciboulette : vivace elle aussi, la ciboulette est une biannuelle. Mieux vaut en prélever des brins avant la floraison (après, elle devient amère). L’année suivante, elle donnera encore quelques bonnes feuilles, mais sa récolte est optimale la première année.

Menthe : plus la saison avance, plus ses feuilles deviennent coriaces et risquent les piqûres d’insectes. Pour conserver un bouquet sur le comptoir : on trempe ses tiges dans un verre d’eau.

Basilic : comme la menthe, il n’est pas à l’abri des maladies et des insectes. Mais ses fleurs, comestibles, n’altèrent en rien son goût. À l’automne, on arrache tout pour en faire du pesto. Se congèle sans problème.

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Après la récolte, on ferme le potager

Important : on enlève les débris de plantes malades (tomates affectées par le mildiou, concombres couverts de taches blanches…), qu’on jette aux ordures. Les autres fanes, on les laisse. « J’ai l’habitude de ne pas labourer le sol à l’automne. Les fanes vont agir comme une protection contre l’érosion. Au printemps, je les enfouis et j’ameublis le sol légèrement avec du compost », explique Albert Mondor.

Et c’est reparti pour une nouvelle saison !