S’organiser: 8 trucs infaillibles

La maison est en désordre, les factures sont en souffrance et le souper n’est jamais prêt à l’heure? Voici des solutions efficaces à mettre en pratique dès aujourd’hui – ou le week-end prochain.

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Une bonne organisation simplifie la vie. Tout le monde le sait. Pourtant, on se sent souvent dépassée. Pourquoi? Parce qu’on a du mal à établir ses priorités. «De nos jours, les gens ont un quintuple agenda: un pour la maison, un pour l’école, un pour le travail, un pour les activités sociales, un pour la famille élargie… On a le sentiment que tout est urgent», dit la présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, Christine Grou. La pression sociale, véritable tyrannie de la performance, nous incite à viser la perfection dans tout, en tout temps. «Il y a un certain prestige à être actif, à assister à beaucoup d’événements, et les gens se sentent souvent mal à l’aise de refuser. Ils ont l’impression qu’ils vont manquer quelque chose», explique Nathalie Pedicelli, organisatrice professionnelle qui vient en aide aux personnes désorganisées. À ce trop-plein d’activités s’ajoute la surconsommation. «C’est ce que j’appelle le syndrome Costco: on achète en volume sans se rendre compte que c’est trop. L’espace devient encombré et on ne s’y retrouve plus», observe-t-elle. Il existe pourtant des moyens pour reprendre le contrôle. En voici quelques-uns.

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Photo: Getty Images/Jamie Grill

1. Faire des listes

Comme il est impossible de tout mémoriser, on couche sur papier les tâches à réaliser. «On peut planifier à court terme, sur une semaine, en faisant deux listes: celle de gauche indique ce qui est essentiel, celle de droite ce qui peut être reporté. Ensuite, on prévoit les tâches quotidiennes en fonction de la liste», conseille Nathalie Pedicelli. Dresser des listes (liste d’épicerie, mais aussi liste de choses à faire, comme prendre rendez-vous chez le coiffeur ou au garage) aurait même un effet thérapeutique, selon Nathalie Bureau, spécialiste en gestion du temps, de l’entreprise L’ Art de l’organisation. «Ça repose le cerveau!» dit-elle. L’une de ses solutions préférées pour se vider la tête: le cartable de couleur. «Il sert de point de chute à toutes les informations concernant le quotidien des enfants, poursuit-elle. On y inscrit la routine de bébé pour la gardienne, les horaires des activités parascolaires, les coordonnées des enseignants et des entraîneurs, les numéros d’urgence, les informations pratiques reçues de l’école…» Une autre astuce: installer un calendrier familial mensuel, bien en vue. Tout doit y figurer, des horaires récurrents de pratique de sport au rendez-vous chez le dentiste, en passant par le changement d’huile de la voiture. Il existe des applications gratuites très efficaces pour s’aider à gérer son emploi du temps (Todoist, WorkFlowy, Any.do).

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2. Communiquer et déléguer

On ne peut pas être partout à la fois. Alors, des choix s’imposent. «Annuler un souper avec des amis pour assister au spectacle de fin d’année de son enfant, c’est faire un choix éclairé. Il est essentiel d’établir ses priorités et de le faire à deux lorsqu’on est en couple», explique Christine Grou. On répartit les tâches d’un commun accord, et on fait participer toute la maisonnée. «Responsabiliser l’enfant l’aide à grandir, et ça permet aux parents de respirer. Dès l’âge de trois ans, il peut faire beaucoup plus qu’on ne l’imagine. Il suffit, par exemple, de mettre une patère à sa hauteur pour qu’il accroche son manteau tout seul, ou de placer des bols et la boîte de céréales dans le bas d’une armoire pour qu’il se serve lui-même», illustre Nathalie Bureau.

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3. Se créer des routines

Bien s’organiser passe souvent par la routine. Par exemple, on fait l’épicerie le mercredi, le lavage le vendredi, le ménage le samedi, et on prépare les repas de la semaine le dimanche. Comment éviter d’y passer tout son temps? On fait d’une pierre deux coups en cuisinant en double, pour le souper et le lunch ou pour en congeler une partie. «On met les enfants dans le coup. Ils peuvent éplucher et couper des légumes, par exemple. Il ne restera qu’à les cuire ou à les incorporer aux plats au moment voulu», dit l’organisatrice professionnelle Sarah Barrette.

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On prépare la veille les vêtements, sacs d’école, sacs de sport et sacs à lunch. Enfin, on paye ses factures dès qu’elles arrivent en postdatant le chèque ou avec le virement automatique. Autre procédé efficace: on les règle toutes en même temps chaque mois.

4. Éviter la procrastination

Remettre les choses au lendemain parce qu’elles ne sont pas importantes, c’est très sain. Les reporter jusqu’à la dernière échéance parce qu’on n’a jamais envie de les faire tout en sachant qu’elles sont essentielles (paiement des factures, préparation des impôts…), c’est problématique. «Une solution consiste à faire ce qui nous tente le moins le matin, quand l’énergie est à son maximum. Autre truc qui est d’ailleurs la stratégie du PDG d’Instagram: se donner 10 minutes pour commencer la tâche. Souvent, on la termine dans l’élan, car le plus difficile, c’est de commencer», dit Nathalie Bureau.

5. Faire une chose à la fois

Accomplir une tâche à la fois en adoptant la stratégie de la tortue est plus payant que de vouloir tout changer de front. On peut aussi travailler en petits blocs: ramasser cinq choses chaque soir, consacrer 15 minutes au rangement d’un tiroir un jour, puis passer au suivant le lendemain. C’est beaucoup plus léger de fractionner les tâches que d’attendre de bénéficier de trois jours de suite pour réorganiser la maison de fond en comble… De toute façon, ces trois jours ne se présenteront jamais!

6. Réorganiser ses armoires

Après avoir vidé ses armoires de cuisine et éliminé ce qui ne sert pas, on replace la vaisselle en mettant les éléments les plus utilisés à l’avant, et on privilégie  les tiroirs et les séparateurs pour que tout soit bien en vue.

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7. Éliminer la paperasse

Recevoir un second avis de paiement parce qu’on a oublié une facture sous une pile, c’est embêtant. Pour réduire l’accumulation de paperasse, on opte pour l’envoi de factures numériques (téléphone, électricité), que l’on classe dans l’ordinateur. Et pour remédier au désordre, on range les papiers dans des dossiers identifiés par des codes de couleur. On garde ses factures d’achat jusqu’à ce que la garantie du produit soit expirée, les papiers d’impôts pendant sept ans pour un particulier, de même que les relevés bancaires. Les documents liés aux prêts sont à conserver jusqu’au remboursement total du crédit.

8. Faire le tri

Dans la salle de bains, on utilise un bac foncé pour le linge de couleur et un bac pâle pour le blanc, ce qui réduira le temps passé à trier, le jour du lavage. Une idée de Nathalie Pedicelli: laisser un panier dans le salon dans le but de ramasser tout ce qui traîne chaque jour, et se fixer un rendez-vous, une fois par semaine, pour que chacun y récupère ses objets et les range. Sinon, on s’en débarrasse!

Pas facile de se défaire de ses souvenirs, même s’ils sont entreposés au garage depuis des années. Une bonne façon de les conserver consiste à leur donner une seconde vie. Par exemple, on encadre les plus beaux dessins des enfants et on les expose dans le couloir. On photographie les autres œuvres et on crée un album-souvenir.

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Les vêtements qu’on ne porte plus peuvent être vendus, donnés ou recyclés, selon leur état. Même chose pour les objets dont on ne veut plus, on profite des ventes-débarras ou on met une petite annonce sur un site spécialisé (LesPAC, Kijiji). Une autre option: faire des échanges entre amies ou donner au suivant, à des organismes de réinsertion sociale et de soutien aux personnes vulnérables (Renaissance, Armée du Salut, Société de Saint-Vincent de Paul).

On pense récupération – par exemple, on garde le linge en coton usé pour en faire des chiffons. On essaie aussi de réduire à la source la quantité de déchets domestiques. Beaucoup d’autres actions sont à notre portée. Pour savoir lesquelles et comment s’y prendre, on consulte le site de la Société québécoise de récupération et de recyclage.
recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-consommer
recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-recuperer

Tendre au minimalisme

Dans notre société, le statut d’une personne est souvent représenté par ses possessions physiques. À tel point qu’on peut atteindre une sorte «d’obésité matérielle» en accumulant des choses inutiles, encombrantes, que l’on oublie au fond des armoires. Laure Caillot, une maman adepte du zéro déchet, a fondé Lauraki, une entreprise qui prône le minimalisme. Avec son conjoint, elle a quitté Athènes pour s’installer au Québec en décembre 2009. «Disposant d’un budget de déménagement restreint, on a commencé avec très peu de choses quand on est arrivés à Montréal. On s’est vite rendu compte qu’on n’avait pas besoin de beaucoup. Avoir juste ce qu’il faut permet de gagner du temps, parce qu’il y a moins de rangement à faire, moins de ménage. Aussi,  on fait des économies.» Une fois par an, elle désencombre le logis en faisant le tri des jouets avec sa fille de cinq ans et demi. «On vend, on donne, on recycle. Un objet entre, un autre sort. Quand je dois remplacer quelque chose, j’y réfléchis à deux fois avant d’acheter et je cherche avant tout des produits d’occasion ou locaux. En achetant peu souvent, on a plus de plaisir à s’offrir quelque chose de nouveau.»

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