Blogue La course et la vie

Un coach de course?

Est-ce vraiment utile?

Geneviève Lefebvre

Geneviève Lefebvre

Eh oui!

C’est une des questions que j’entends le plus souvent : « est-ce que c’est vraiment utile un coach »?

Je réponds toujours la même chose, t’as jamais besoin d’un coach jusqu’au jour où tu rencontres un excellent coach et qu’il te fait réaliser cinq choses.

1)   Tu peux courir mieux.

2)   Tu peux courir plus vite.

3)   Tu peux courir plus longtemps.

4)   Tu peux courir sans blessures.

5)   Tu peux courir en ayant beaucoup plus de plaisir.

 

Ah! Ben cou’ donc (c’est une des nombreuses fois où je me suis couchée moins niaiseuse).

J’ai travaillé avec plusieurs entraîneurs. Tous aussi différents qu’il est possible de l’être. Tous formidables (sauf un, mais ça en prend au moins un pas terrible pour mesurer la qualité des autres).

Avec Stéphane, Peter, Pia, Philippe et Jaime, j’ai appris quantité de choses utiles sur l’entraînement, la nutrition, le repos (si, si, dormir est essentiel à l’entraînement), sur cette merveilleuse machine qu’est le corps humain, sur mon caractère aussi (hum… on se révèle beaucoup dans l’effort).

Mettons tout de suite une chose au clair. Le meilleur coach du monde ne nous apprendra rien si on n’y met pas les efforts. C’est à l’élève d’aller chercher ce dont il a besoin, d’être proactif (c’est le cas de le dire), de se présenter à ses séances, de respecter le plan d’entraînement, et de donner tout ce qu’il a.

Le coach n’est ni une nounou, ni un psy (même s’il sait sur quels boutons peser pour nous faire aller plus loin), il peut nous amener à la rivière, mais il ne nous forcera pas à boire. Ça, c’est à nous de le faire.

Ensuite, il ne faut pas hésiter à faire une classe d’essai (souvent gratuite). Tous les entraîneurs ont une approche différente. Certaines méthodes nous conviennent, d’autres pas, et c’est tout à fait normal.

Personnellement, j’aime qu’on me fasse sortir « le méchant ». Ça ne me dérange pas qu’on élève la voix (surtout avec humour), je trouve ça drôle. Mais d’autres vont préférer une approche plus douce, et avec eux, ça donnera d’aussi bons résultats.

Il n’y a pas de mauvaises approches, il n’y a que des mauvaises chimies.

Pour découvrir les joies qui viennent avec un coach, on a le choix entre trois formules

La formule « ateliers »

Exactement comme ceux proposés au Club de Course Châtelaine par l’équipe de spécialistes de la clinique de Jean-François Harvey.  Des ateliers donnés par des entraîneurs expérimentés, sur des sujets bien précis : courir l’hiver, la musculation, la flexibilité, et la planification de sa saison de course (histoire de maximiser tout ce bel entraînement).

D’un point de vue pratique, l’atelier est une façon simple d’apprendre un maximum de trucs utiles dans un minimum de temps.

C’est une excellente formule quand on est un coureur débutant, et qu’on a tout à apprendre. Ça permet de se donner des repères quand on est dans le noir, suffisamment pour progresser tout seul vers un niveau intermédiaire.

Et c’est une excellente formule quand on est un coureur plus expérimenté, mais qu’on veut travailler quelque chose de spécifique. Pour ma part, je sais que je serai à l’atelier sur la flexibilité (on n’a jamais assez de flexibilité).

Tous les détails pour les ateliers sont sur la page Facebook du club de course Châtelaine, que je vous encourage à aimer pour ne rien manquer.


La formule « on se partage un coach à plusieurs »

Une bande d’amis avec la même envie de se défoncer? C’est parfait. L’émulation à son meilleur. La camaraderie. L’esprit d’équipe. Le plaisir de se retrouver dans une activité qui profite à tout le monde.

À condition de ne pas dépasser un certain nombre de participants, le coach a le temps de vérifier les postures, de corriger les foulées, de s’attarder à l’un ou à l’autre, tout en motivant les troupes.

On sépare les coûts et on profite de l’effet « gang » dans la joie et dans la bonne humeur.


La formule « un coach pour moi toute seule »

La grosse vie sale. Le luxe suprême.

Et la réalisation (trop tard!) que seule avec le coach, il n’a que nous à regarder. Aucune possibilité de lambiner à l’horizon…

Zut.

D’un autre côté, si on peut se permettre quelques séances en tête à tête avec un bon coach, c’est vraiment l’idéal pour « bien se partir ». On profite d’une attention de tous les instants sur notre foulée, notre technique, nos capacités, et surtout, on ne prend pas de mauvaises habitudes (celles qui mènent aux blessures).

Ensuite, selon le but qu’on cherche à atteindre, un coach privé personnalise notre plan d’entraînement. Il part de l’athlète qu’on est plutôt que de celui qu’on rêve d’être, il travaille donc avec nos capacités réelles plutôt que dans un idéal abstrait. Il suit notre progression (car progrès il y aura), nous motive quand on doute, s’ajuste selon nos besoins et veille à nous mener, lentement, mais sûrement, vers la réussite de nos objectifs.

Et selon l’adage de ce bon vieux Lacan, on ne respecte que les engagements pour lesquels on paie. Donc, quand on paye pour les services d’un entraîneur privé, on a beaucoup moins tendance à manquer des séances.


On les trouve où ?

Partout!

Au Club de Course Châtelaine, à la clinique Spinal Mouvement de Jean-François Harvey, dans les centres sportifs, les boutiques de course, sur Facebook (poser la question sur son mur Facebook, ou sur la page du Club de Course Châtelaine, c’est profiter de l’expérience et des suggestions de tous), à travers le bouche à oreilles des coureurs, et… en courant!

J’ai rencontré mon premier coach par hasard, dans un parc où il entraînait un petit groupe. J’ai demandé si je pouvais me joindre à eux, et voilà, j’avais un coach!

Il était drôle, exigeant au possible, et je l’ai adoré.

The rest, comme ils disent, is history.

Photo : Istockphoto

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